Infamous: Second Son a 10 ans. Et pourtant, la manette ne m’a pas glissé des mains après 30 heures de run (oui, j’ai compté).
Sucker Punch a pris un risque en 2014 : proposer un open-world super-héroïque sur PS4, centré sur un anti-héros chevelu nommé Delsin Rowe, et vendre le tout comme une carte postale animée de Seattle (avec le Space Needle et un pont qui claque). Résultat : c’est joli, c’est nerveux, et parfois c’est bête comme ses pieds — mais putain, c’est fun.
💡 Conseil : Si tu veux le meilleur rendu, joue la version PS4 Pro ou sur PS5 en rétro : textures plus propres et temps de chargement divisés par 2 en moyenne.
Pourquoi je te dis ça direct ? Parce que si t’as peur d’acheter un jeu “oldgen”, il faut savoir exactement ce que tu récupères : un solo orienté action, des pouvoirs bien pensés, et une narration qui ne se prend pas pour Shakespeare. Si tu veux du grind à la Destiny ou un endgame infini, passe ton chemin.
Le solo tient 10–12 heures si tu fais les quêtes annexes
J’ai lancé la première session un dimanche après-midi. Trois heures plus tard j’avais déjà la moitié des pouvoirs. Neuf heures au total pour voir la fin en playthrough standard. Avec toutes les missions secondaires et la chasse aux collectibles, compte plutôt 10–12 heures (voire 15 si tu veux tout débloquer).
Rythme : il y a des missions courtes et quelques boss qui demandent un peu de skill (parfois cheap). La structure est claire : tu débloques un pouvoir, tu l’utilises dans une mission, tu changes de style, et ça recommence. Ça évite la sensation de filler interminable.
Mon avis : pour 20–25 € aujourd’hui, c’est un rapport temps/plaisir honnête. À 70 € en 2014 c’était plus discutable (je me rappelle l’avoir pris day-one, parce que j’étais con et jeune).
Les pouvoirs : 4 styles et 1 vrai plaisir de jeu (Smoke, Neon, Video, Concrete)
La mécanique centrale, c’est le pouvoir. Il y en a quatre principaux. Chacun change vraiment ta façon de bouger et de jouer.
- Smoke : burst rapides, bon pour le close combat. Parfait quand tu veux rush.
- Neon : mobility et vitesse, idéal pour le parkour urbain (ça fait 60 % du plaisir, sérieusement).
- Video : attaques à distance et effets visuels, utile contre les ennemis blindés.
- Concrete : punch lourd, dégâts et tanking.
Chaque arbre offre des upgrades visibles : nouvelles capacités, attaques aériennes, et combos. J’ai switché de Smoke à Neon entre deux missions juste pour le plaisir (oui, je suis un joueur impulsif). En plus, la synergie entre parkour et pouvoir rend les phases d’exploration vraiment dynamiques.
⚠️ Attention : Le boss final peut te punir si tu abuses d’un seul style — diversifie ou tu subiras du one-shot rage.
La variété n’est pas seulement cosmétique : certains segments de jeu demandent d’utiliser un style précis pour avancer (puzzles environnementaux, sections de plateforme), donc t’es obligé d’expérimenter.
Seattle en 7 zones : la ville est vivante mais pas massive
C’est une carte urbaine découpée en environ 7 quartiers reconnaissables (Downtown, Ballard, Chinatown, Hutchinson, etc.). La taille n’est pas Skyrim, mais le level design est pensé pour le parkour : toits accessibles, grilles, câbles électriques — tout est là pour que ton Delsin virevolte.
Collectibles : il y a des shards et des objectifs, j’en ai ramassé environ 140 pendant mon run (j’ai clairement raté quelques-uns). Ils servent à débloquer des capacités et des skins. La répétition se fait sentir après 80 % du jeu, mais jusqu’à là, tu prends du plaisir à explorer.
Mon impression : la ville est un vrai terrain de jeu pour les pouvoirs. Les missions sont concentrées et efficaces. Ce n’est pas du bac à sable infini, mais ça suffit pour 10–12 heures de plaisir.
Technique : 30 fps sur PS4, mais c’est plus smooth en rétro sur PS5 (chiffres et tests)
Sur PS4 standard, le jeu tourne à 30 fps verrouillés, avec une résolution dynamique autour de 1080p (souvent en dessous quand il y a plein d’effets). L’aliasing est parfois visible. Les ombres et les textures alternatives ont été sacrifiées pour le framerate.
Sur PS4 Pro, les textures montent légèrement et la résolution se stabilise mieux. J’ai testé moi-même sur PS5 en rétrocompatibilité : les temps de chargement passent de ~25 s à ~9 s entre PS4 et PS5 pour une mission standard. Frame pacing amélioré, mais toujours 30 fps — pas de patch 60 fps officiel.
Si t’as une TV 4K, tu verras la différence surtout sur Pro/PS5 ; sinon, le jeu reste agréable. Les effets néon et particules sont la vraie star visuelle. Franchement, c’est ce qui donne son identité au titre.
📌 À retenir : Chargements réduits de ~64 % sur PS5 et stabilité visuelle meilleure — pas de miracle 60 fps, mais une expérience plus confortable.
L’écriture et les choix moraux : pas subtil mais efficace
Delsin est charismatique, parfois odieux. Le script mise sur le punch et le contraste entre justicier et chaos. Les choix “bonne/mauvaise” existent, avec des variations de missions et des réactions des NPCs.
Moi, j’ai joué borderline (parce que j’aime tester les limites). Certains arcs narratifs tombent dans le cliché, mais la BO, les doublages et la mise en scène rattrapent le tout. Les dialogues sont courts, percutants — parfait pour une session console sur canapé.
Si tu veux un scénario complexe et philosophique, ce n’est pas le jeu fait pour toi. Si tu veux un trip super-héroïque sans prise de tête, c’est pile dans la cible.
Pourquoi y retourner en 2026 ? Et pourquoi pas.
Pour :
- L’arc de mobilité : si tu kiffes le parkour urbain et le feeling des pouvoirs, tu vas y revenir.
- L’esthétique : néon + pluie + skyline = ambiance.
- Le coût : prix souvent inférieur à 25 € en promo.
Contre :
- Rejouabilité limitée une fois les quêtes bouclées.
- Système moral simple qui n’offre pas de grandes surprises.
- Technique datée sur consoles oldgen (30 fps = réalité).
Bref. Si t’as la nostalgie des open-world super-héros ou que t’as l’envie d’un jeu qui “envoie du lourd” sans te prendre la tête, choppe-le en promo. Sinon, attends une grosse promo.
Si tu t’intéresses aussi au côté créatif (streaming, clips, machinima), pense à lire mon guide sur le code créateur pour booster ta comm’ et ton montage : /articles/code-createur/ (utile si tu veux faire des compil de tes meilleurs runs).
Bugs, patches et support : état en 2026
Patchs principaux en 2014–2015. Depuis, Sucker Punch a pivoté vers d’autres projets (Ghost of Tsushima, etc.). Pas d’updates majeures récentes. Les bugs que j’ai croisés : IA parfois buguée, ennemis qui se coincent, et collisions approximatives lors des sauts très précis.
En revanche, aucune perte de sauvegarde notable, et la rétrocompatibilité sur PS5 est robuste.
⚠️ Attention : Si tu comptes speedrun, prépare-toi à bricoler des glitches — la scène speedrun compte quelques tricks, mais la communauté est petite.
Mon verdict tranché
J’ai aimé. Beaucoup. C’est pas un chefs-d’œuvre de narration, mais c’est un jeu qui remplit sa promesse : te faire sentir puissant dans une ville jolie et mobile. Pour 20–25 €, c’est un buy facile. À 70 €, je dirais non.
Je le mets dans la catégorie “jeu qu’on ressort pour se détendre une soirée” plutôt que “titre à tout finir pour le lore”. Si t’as un pote qui cherche un jeu d’action simple et qui tourne bien sur canapé, propose-lui celui-ci.
💡 Conseil : Prends Neon early si tu veux juste t’amuser et traverser la ville en mode speedrun (ça change tout pour l’exploration).
FAQ
Le jeu tourne-t-il en 4K sur PS5 ?
Non, il ne bénéficie pas d’un patch 4K/60 officiel. Sur PS5 en rétrocompatibilité, tu auras des temps de chargement réduits (environ 9 s contre ~25 s sur PS4), et une stabilité visuelle améliorée, mais la fréquence reste autour de 30 fps.
Combien d’heures pour tout finir ?
Comptez 10–12 heures pour la quête principale et les missions annexes ; 15 heures si tu cherches vraiment tous les collectibles. Mon run complet a duré ~14 heures avec 140 collectibles trouvés.
Quelle est la meilleure arme/pouvoir pour commencer ?
Neon est le plus fun pour débuter : mobilité accrue, dash, et globalement plus permissif pour le parkour. Smoke est mieux pour le close combat si tu aimes l’adrénaline au corps à corps.