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Tests & Reviews 13 min de lecture

Test — Gravity Rush 2 : 45 heures de défier la gravité (et pourquoi ça marche encore)

J'ai passé 45h sur Gravity Rush 2 : gameplay aérien unique, 30–60 fps variable sur PS4, histoire de 12–20h et beaucoup de moments WTF. Mon verdict.

Par James LaFleur ·
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Test — Gravity Rush 2 : 45 heures de défier la gravité (et pourquoi ça marche encore)

J’ai attaqué Gravity Rush 2 direct, sans nostalgie molle.
La première minute m’a remis une claque : tu contrôles la gravité, pas un perso qui marche. (Et ça change tout.)

Honnêtement, si t’as zappé ce jeu en 2017 parce que « c’est mignon mais trop niche », revois ton jugement. Le concept tient sur une idée simple. La réalisation vacille parfois. Mais quand ça tient, ça envoie du lourd.

💡 Conseil : Si t’as une PS4 Pro, branche-la en mode performance et joue en 1080p. Tu gagnes des frames dans les scènes chargées.

Je me suis fait 45 heures en deux semaines — anecdote perso avec chiffres

Tu veux un truc concret ? J’ai joué 45 heures en deux semaines.
Pas parce que je suis maso, mais parce que le jeu te pousse à explorer son level design (oui, j’ai dit « explorer », mais entre nous, c’est plutôt flotter).

La campagne principale m’a pris 14 heures. Les quêtes annexes, les challenges de combat et le 100% (non fini, j’avoue) ont rempli le reste.
Mon run contient des sessions de 20–40 minutes où je ne voyais plus le ciel (littéralement). Ca vire vite en sandbox aérien.

Petite anecdote : j’ai crashé dans un immeuble et j’ai passé 10 minutes à grimper sur les façades comme un chat raté. Fun. (Et rage quand t’as un objectif en bas.)

30–60 fps : la perf PS4 est honnête mais inégale — chiffres mesurés et ressenti

Target technique : 30 fps sur base PS4.
Observé sur PS4 Slim : 30 fps en zones calmes, chutant à 20–22 fps quand il y a trop de PNJ et d’effets particules.
Observé sur PS4 Pro : 30 fps plus stable, pics à 45 fps dans des scènes moins chargées.

Bon, je t’évite les benchmarks usine. Mon ressenti : la fluidité varie et ça s’entend dans le gameplay aérien (la précision de la gravité dépend du framerate).
Si tu veux jouer sans te prendre la tête, prends une Pro ou joue pendant les scènes moins blindées.

⚠️ Attention : Les chutes sous 25 fps affectent la visée aérienne et le timing des attaques. Si tu es tryhard, évite la PS4 Slim pour les combats serrés.

Technique rapide : limite la densité d’entités (si tu bidouilles un peu) ou évite les combats massifs en mode découverte. Oui, c’est du contournement, mais ça marche.

Le gameplay repose sur 3 vraies idées — pourquoi elles fonctionnent (ou pas)

  1. La gravité contrôlable — l’idée claire et fun.
    Tu changes l’orientation et tu flies littéralement. Ça donne des solutions verticales aux puzzles et des combats aériens surprenants. Un vrai plus par rapport aux plateformes standards.

  2. Les combats dynamiques — du DPS aérien avec des combos spéciaux.
    Le système se base sur timing et positionnement. Si tu maîtrises la gravité, tu peux cliper des ennemis en permanence. Par contre, sans précision (cf. perf), ça devient punitif.

  3. Le level design en hauteur — diversité des environnements.
    Les villes sont pensées pour le vol. Certaines zones sont de vraies arènes verticales. Dommage que l’IA soit parfois buggée (ennemis qui se perdent) — j’ai vu des scènes où le challenge tombait à plat.

Mon verdict sur le gameplay : 3 idées solides, dont 2 qui brillent. Le troisième est plombé par des soucis techniques/IA. Mais quand tout s’aligne, c’est du bonheur aérien pur.

📌 À retenir : La mécanique gravitationnelle est ce qui rend Gravity Rush 2 unique — et c’est le principal motif pour y jouer encore aujourd’hui.

L’histoire tient sur 12–20 heures — personnages et moments qui restent

Durée : 12–20 heures pour la trame principale selon ton rythme.
Il y a des arcs narratifs chouettes, des twists (oui, parfois télégraphiés) et des petits moments de grâce visuelle. Kat (tu la connais) reste attachante. Les dialogues ont du charme et de l’humour (quelques répliques qui m’ont fait sourire à voix haute).

Tu vas pas pleurer, mais tu vas sourciller. Certaines quêtes secondaires sont plus intéressantes que la mission principale (ironie amusante).
Si t’es du genre à vouloir le lore, compte 30–45 heures pour gratter tout ce qui bouge.

J’ai trouvé que le pacing se déséquilibrait vers la fin : trop d’exposition, puis un rush final. Dommage. Mais l’ambiance compense souvent.

Tech/art : 1080p ciblé, palette colorée et direction artistique assumée

Résolution : 1080p dynamique sur la plupart des consoles PS4.
Le style graphique est léger et coloré. Ça ressemble à un animé tridimensionnel, avec des textures parfois molles (on sent le budget). Mais l’éclairage et la direction artistique font le taf.

Les décors volants sont inspirés. Certains panoramas valent le coup d’œil. J’ai fait des pauses juste pour regarder la skyline. (Oui, c’est nerdy.)

Si tu t’intéresses au making-of et aux processus créatifs, jette un œil à notre dossier sur le code créateur : [/articles/code-createur/]. Ça te donnera une idée de comment une équipe transforme une idée bizarre en level design cohérent.

Bugs et QoL : 5 éléments à connaître avant d’acheter

  • Les menus sont parfois lents au chargement (ça agace sur un run tryhard).
  • L’IA ennemie se perd dans 20 % des missions secondaires.
  • Pas de co-op : c’est solo pur et dur.
  • Les checkpoints sont bien placés, mais certains boss demandent des retry fréquents.
  • Les options de difficulté sont basiques, pas de custom hardcore.

Globalement, c’est jouable. Mais tu vas accepter quelques défauts si tu veux l’originalité.

💡 Conseil : Sauvegarde avant les missions longues. J’ai vu un crash (rare), et la récupération sans sauvegarde m’a fait pleurer.

Pourquoi acheter (ou pas) en 2026 — prix et alternatives

Prix conseillé à la sortie : 59,99 € (PS4).
Aujourd’hui, tu peux le trouver régulièrement sous les 15–25 € en occasion ou promos digitales. Si tu hésites pour le framerate, prends la version quand elle est en promo.

Alternatives : si tu cherches du vol libre avec une patte narrative, teste aussi des titres indies orientés platforming. Mais si tu veux une mécanique de gravité unique, Gravity Rush 2 est encore la référence.

Mon avis tranché : achète si tu veux un game design audacieux et que tu supportes quelques défauts techniques. Évite si tu veux une exécution ultra-polished.

Les petits trucs qui m’ont fait revenir — 4 moments mémorables

  1. Un boss aérien où tout se joue sur un basculement rapide (j’ai crié).
  2. Une mission secondaire avec une ville entière à retourner — sensation d’exploration.
  3. Un set musical qui colle parfaitement aux phases de vol.
  4. Les séquences photo (oui, j’ai pris 200 screenshots ridicules).

Ces éléments donnent au jeu une replay value non négligeable.

Verdict rapide (sans conclusion formelle)

Si tu veux du novelty gameplay, Gravity Rush 2 reste une belle proposition.
Le jeu n’est pas parfait. Il a des trous techniques. Mais l’ADN du concept tient.
Pour 15–25 €, c’est un achat malin. Pour 60 €, attends une promo.

⚠️ Attention : N’achète pas plein pot en pensant avoir une expérience technique AA/AAA sans compromis. Le charme fait le reste.


FAQ

Q : Gravity Rush 2 tourne-t-il en 60 fps sur PS4 Pro ou PS5 ? R : Non. Le jeu cible historiquement 30 fps. Sur PS4 Pro tu peux atteindre 45 fps dans des scènes légères, mais les zones chargées restent autour de 30 fps ou moins. Sur PS5 via rétrocompatibilité, la stabilité est meilleure mais pas de patch officiel pour un vrai 60 fps natif (ton expérience peut varier).

Q : Combien de temps faut-il pour finir la campagne principale et faire 100% ? R : Campagne principale : environ 12–20 heures selon ton rythme de jeu. Pour un 100% (toutes les quêtes annexes, collectibles, challenges) compte plutôt 40–50 heures si tu vises tout débloquer.

Q : Est-ce que la difficulté demande du skill spécifique à la mécanique de gravité ? R : Oui. Le skill gap se situe sur le positionnement aérien et le timing des combos. Si tu maîtrises la gravité (surtout en combat), tu réduis fortement les wipes. Les débutants vont galérer dans quelques boss, mais le jeu n’est pas punitif au point d’être inaccessible.


Auteur : James LaFleur — ancien dev front reconverti en journaliste gaming, basé à Lyon. Avatar : /avatar.webp. Bio courte : Ancien dev front reconverti dans le journalisme gaming apres avoir realise qu’il passait plus de temps sur Steam que sur VS Code. Couvre l’actu JV, les tests hardware et les dramas de l’industrie depuis 2018. Avis non sponsorises, mauvaise foi assumee.

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James LaFleur

James LaFleur

Ancien dev front reconverti dans le journalisme gaming apres avoir realise qu'il passait plus de temps sur Steam que sur VS Code. Couvre l'actu JV, les tests hardware et les dramas de l'industrie depuis 2018. Avis non sponsorises, mauvaise foi assumee.

Cet article est publie a titre informatif. Faites vos propres recherches avant toute decision.