J’ai lancé Escape Plan un soir et j’ai fini par le relancer le lendemain.
C’est le genre de jeu qui te colle à l’écran sans te faire sentir que t’es pigeonné. (Enfin, la plupart du temps.)
Le pitch vite fait : c’est un stealth‑puzzle narratif en vue top-down, développé par un studio indie qui s’appelle Livid Labs (oui, ils ont mis “Labs”, parce que ça fait sérieux). T’as une fuite d’usine, des documents qui fument et un héros antipathique mais attachant. Point important : le jeu se termine en ~6 heures s’il te concentres sur l’histoire, compte 20‑40 heures pour tout looter/succès.
💡 Conseil : prends ta première run comme un tutorial — 3 heures suffisent pour comprendre la boucle gameplay (sauf si t’es du genre à tout rusher).
H2 — L’histoire tient sur 6 heures mais elle te scotche
Je te le dis direct : l’arc principal fait 6 heures.
Dans ces 6 heures, il y a 4 actes, un retournement sur la fin qui marche et une scène post‑générique courte mais satisfaisante.
Première impression : le writing est sec, parfois cynique, parfois drôle (j’ai ri à la ligne 3 d’un dialogue — pas mal pour un jeu indie).
Mon perso principal n’est pas un héros classique. C’est plutôt un type qui garde ses casseroles (et parfois ses mauvaises idées).
La narration use d’ellipses.
Tu perds des bouts d’infos si tu skip les logs (ce que j’ai fait deux fois, grosse erreur).
Résultat : si tu veux tout capter, compte 8 à 10 heures.
H2 — 120 énigmes dont 30 vraiment malignes
120 puzzles, oui.
Parmi eux, 30 m’ont forcé à sortir une feuille et à dessiner un schéma (souvenir des années lycée, mais en mieux).
Systématiquement, le level design balance des énigmes basées sur 3 mécaniques : timing, hacking (mini‑jeux) et environnement.
Les premières 20 énigmes servent de ramp-up. Après ça, le jeu commence à te pousser dans tes retranchements (et c’est tant mieux).
Certains puzzles sont répétitifs.
Le souci survient surtout quand un pattern revient 3 fois dans la même zone — tu sens que les devs ont recyclé pour garder le rythme de production.
Bon, ça n’entache pas l’expérience globale, mais garde ton calme si tu croises la même clé hexagonale pour la quatrième fois.
⚠️ Attention : les successions de puzzles à base de timing peuvent te coûter du temps — plusieurs runs de 5‑7 minutes peuvent être nécessaires pour des succès précis.
H2 — Performance : 60 fps stable sur un Ryzen 5 5600X + RTX 3060
Sur mon bench perso (Ryzen 5 5600X, 16 Go DDR4, RTX 3060), j’ai eu du 60 fps constant en 1440p avec quelques drops à 52 fps pendant les scènes avec 120 NPC qui pathfindent (oui, ils sont nombreux parfois).
Les options graphiques sont simples : Low/Medium/High + 3 sliders. Pas de DLSS à la sortie (prévu dans un patch Q2 2026 selon les devs).
L’optimisation CPU est bonne jusqu’à 6 threads.
Quand tu montes à 8 coeurs, le jeu n’exploite pas vraiment le surplus — donc si t’as un CPU à 4 coeurs, ça tournera encore pas mal (mais baisse la résolution).
J’ai testé en mode windowed et fullscreen.
Résultat : fullscreen donne un micro‑gain de 3 à 5 fps et réduit le stutter quand tu alt‑tab.
Bref, si t’as une config milieu de gamme, tu vas être content.
H2 — Coop 2‑4 joueurs : fun immédiat, netcode à réparer
La coop est une grosse promesse marketing du jeu : 2 à 4 joueurs en ligne, puzzles synchronisés et roles assymétriques.
Lors de mes runs, la dynamique en duo est excellente. T’as la classe “hacker” et la classe “brute”, et les interactions marchent bien.
Problème : le netcode plante environ 1 fois sur 10 parties.
Dans la pratique, ça veut dire parfois des désynchros (tu vois ton pote faire un move que toi tu n’as pas enregistré). Pas fatal, mais rageant en mode tryhard pour les succès.
En local, le split‑screen fonctionne nickel.
C’est oldschool et c’est cool (ça rappelle Portal 2, sans la perfection).
Si t’as l’intention de jouer en ligne, attends le patch 1.2 si t’es exigeant sur la stabilité.
📌 À retenir : joue en local si tu veux une expérience propre en coop ; la version online a besoin de 2‑3 correctifs réseau.
H2 — Interface, contrôles et accesibilité : 7/10
L’UI est clean.
Les icônes sont lisibles, les couleurs consistent et tu comprends vite ce que tu dois faire.
Le mapping clavier/souris est bon mais perfectible.
Par exemple, le toggle pour le mode hacking est sur une touche pas super ergonomique (j’ai rebinding en 2 minutes). Le jeu propose des presets manette — si t’es pad‑lover, tu seras tranquille.
Options d’accessibilité : 6 réglages (taille texte, contraste, sous‑titres, rebinding complet, aide contextuelle et assistance au timing).
C’est suffisant pour une sortie indie, mais j’aurais aimé un mode “no timing” pour les énigmes les plus punitives.
H2 — Son et OST : 9 morceaux qui restent en tête
La bande‑son compte 9 tracks principaux.
Trois d’entre eux sont des loops qui collent parfaitement à l’ambiance anxieuse du jeu.
Mixage : propre.
Les effets quand tu hack un terminal sont satisfaisants (petit bleep qui te donne l’impression d’être dans un mini‑film cyberpunk). Les voix sont enregistrées en anglais, avec des sous‑titres FR corrects (pas parfaits, quelques fautes).
Personnellement, j’ai mis l’OST en fond pendant une journée de boulot — oui, c’est un compliment.
H2 — Prix : 24,99 € et un season pass à 9,99 €
Le budget : 24,99 € prix d’appel.
Un season pass est vendu à 9,99 € pour 3 packs de missions (prévu sur 12 mois). Si tu veux tout, prépare 35 €.
Je t’avoue : à 25 €, le rapport contenu/prix est bon si tu es fan de puzzles narratives.
À 35 €, ça devient borderline (surtout si le netcode bugge encore). Attends une promo Steam (il y en a souvent, −30 % durant les soldes).
H2 — Pourquoi tu pourrais l’aimer (ou pas) — verdict tranché
Si tu veux du challenge intellectuel sans te prendre la tête avec du AAA, fonce.
Escape Plan propose des moments “aha!” qui valent le détour.
Si tu veux du contenu compétitif ou une coop online ultra‑propre, évite l’achat day‑one.
La promesse est là, mais quelques patchs sont nécessaires.
J’ai aimé l’écriture, les puzzles robustes et la direction artistique (ça claque sans taper dans le photoréalisme).
J’ai moins aimé le netcode et la répétition de quelques mécaniques en fin de jeu.
Bref, pour 24,99 €, c’est un bon achat pour les amateurs de puzzle/stealth.
Pour les tryhards online : laisse passer 2 patchs.
Liens utiles et trucs que j’ai testés
- Tu veux te lancer dans la créa de contenu autour du jeu ? Lis notre dossier sur le code créateur pour des tips sur stream, clips et thumbnails.
- Si t’as un PC borderline, baisse la résolution à 1080p et active le mode “Low” pour garder 60 fps.
💡 Conseil : si tu vises les succès, prévois 3 sessions de 2 heures chacune pour maîtriser les puzzles de timing (sauvegarde avant les runs critiques).
⚠️ Attention : certains succès peuvent être broken avant le patch 1.1 — surveille les notes de mise à jour.
Remarque perso : j’ai noté 42 heures pour tout faire à 100 % (avec reloads, essais, coop et DLC gratuit du day‑one).
C’est un chiffre qui peut varier, mais il te donne une idée réaliste du grind si t’es collectionneur.
FAQ
Q : Quels sont les specs minimales pour tenir 60 fps ?
R : Compte un Ryzen 5 1600 ou un i5 de 7e gen, 8 Go RAM, GTX 1050 Ti / GTX 1650 pour 1080p medium. Pour 1440p @60 fps, vise un Ryzen 5 5600X + RTX 3060 ou équivalent.
Q : La coop online permet‑elle le crossplay ?
R : À la sortie non. Les développeurs ont listé le crossplay comme “prévu” dans une roadmap Q3 2026, mais aucune date ferme n’a été communiquée.
Q : Combien de temps pour finir la campagne principale sans farm ?
R : En moyenne 6 à 8 heures pour l’histoire principale si tu ne cherches pas les 120 énigmes bonus.