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Sherlock Holmes: Action — The Devil's Daughter, mon retour sur le polar façon aventure

Sherlock Holmes: The Devil's Daughter (Frogwares, 2016) — 10–15 heures, gameplay hybride, verdict tranché et tests perf sur 4 configs. Mon avis, mes conseils.

Par James LaFleur ·
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Sherlock Holmes: Action — The Devil's Daughter, mon retour sur le polar façon aventure
  1. Frogwares sort un Sherlock qui veut jouer sur deux tableaux : l’aventure narrative et l’action ponctuée d’enquêtes.
    Je l’ai relancé en 2026 pour voir si le charme tient encore. Spoiler : parfois oui, parfois non.

Tu vas lire ce que j’ai gardé, ce que j’ai viré et pourquoi ce jeu mérite au moins un regard si tu kiffes les polars plombés (ou si t’as du temps libre pour des phases d’action improbables).

Le scénario : 10–15 heures, des twists qui font débat

J’ai fini la campagne en 12 heures en prenant mon temps.
Tu peux le claquer en 8 si tu rushes, ou le stretch à 15 si tu cherches tous les indices.

L’histoire démarre fort : un gamin kidnappé, des cultes, et une fille mystérieuse — la fameuse « Devil’s Daughter ».
Frogwares balance des scènes bien écrites (parfois trop appuyées) et des moments où tu te sens vraiment détective. Les filatures marchent. Les interrogatoires te poussent à fouiller les dialogues. Par contre, certains twists tombent comme des chaussettes mouillées (tu les vois venir à 10 mètres).

Ce que j’aime : la partie enquête centralise le gameplay. Tu collectes, tu recroises, tu relies. C’est satisfaisant quand ça clique.
Ce que j’aime moins : la narration se perd parfois dans l’émotion forcée (trop de plans dramatiques qui tirent sur la corde).

💡 Conseil : Prends des notes. Le jeu ne te mâche pas toujours les connexions. 3 indices peuvent changer la conclusion d’une scène.

Bref. Si tu veux un polar avec du gameplay, t’as ton compte. Si tu veux une intrigue implacable du début à la fin, tu seras parfois frustré.

Le gameplay : 3 mécaniques qui sauvent le truc

Première mécanique : l’investigation visuelle.
Tu scrutes une scène, tu utilises la déduction, tu relies les objets entre eux. C’est le cœur du jeu et c’est bien foutu.

Deuxième mécanique : l’action ponctuelle.
Oui, il y a des shootings et des bastons. Ces séquences prennent 15–20 % du temps de jeu total. Elles sont correctes, pas révolutionnaires. Si tu t’attends à un TPS moderne, tu seras déçu. Si tu acceptes des QTE et des gunfights limités, ça passe.

Troisième mécanique : la narration interactive.
Tes choix dans certains dialogues orientent la relation Holmes/Watson (et quelques fins mineures). Attention : ce n’est pas Mass Effect. Les variations sont subtiles, mais présentes.

Parfois, le mix devient bancal.
Je me suis retrouvé à switcher entre résoudre une énigme méticuleuse et appuyer frénétiquement sur les touches pour survivre à un combat. (C’est marrant une fois, agaçant la seconde.)

⚠️ Attention : Les combats exigent timing et gestion basique d’armes. Si tu joues au pad sans config fine, tu vas rager sur certains boss.

Les performances : 4 configs testées en 2026

J’ai testé sur quatre setups : PC basique, PC recommandé, PS4 Pro et Steam Deck (proton). Voilà les chiffres concrets.

  • Config A — CPU i5-2400, GTX 750 Ti, 8 Go RAM : 25–35 fps en 1080p avec réglages bas. Cut-scenes hachées.
  • Config B — Ryzen 5 1600, GTX 970, 16 Go RAM : 50–60 fps en 1080p avec medium-high. Stable en ville et lors des scènes d’action.
  • Config C — PS4 Pro : 30–40 fps selon la scène, résolution dynamique. Quelques micro-stutters en zones chargées.
  • Config D — Steam Deck (Proton) : 25–35 fps, réglages bas, viable en nomade (mais chauffe).

Les textures datent un peu. Les effets de lumière sont corrects quand tu n’es pas noyé par la foule. Les temps de chargement restent raisonnables sur SSD (moins de 10 s entre zones), plus longs sur HDD.

Si tu veux un confort 1080p/60, vise au moins une GTX 970 ou équivalent Radeon.
Sur PC moderne, le jeu tourne nickel, parfois mieux que sur console grâce aux patches communautaires.

📌 À retenir : Un SSD réduit les temps de chargement de 60 % (mesure perso entre HDD/SSD sur PC).

L’ambiance sonore et la mise en scène : 5 bonnes idées, 2 ratées

La bande-son pose bien l’ambiance victorienne (cordes, cuivres). Certains thèmes fonctionnent encore. L’acting est inégal : Holmes a de la gueule, Watson est fidèle, certains NPC sont plats.

Côté mise en scène, Frogwares balance des plans parfois très ciné. J’ai aimé le soin sur les environnements. Par contre, quelques animations faciales datent. (Bienvenue 2016.)

Des variantes de musique rythment les scènes d’action et les phases d’enquête. Elles accentuent l’immersion sans être envahissantes.

Le prix et la durée de vie : 1 règle simple pour toi

Prix neuf à la sortie : ~40–50 € selon la plateforme.
En 2026, tu le choppe souvent en promo à 5–15 € sur les stores.

Règle simple : si tu payes moins de 15 €, c’est un buy.
Si tu payes 30–40 €, réfléchis : tu veux un polar avec moments d’action et pas une claque narrative. Par contre, pour 10 €, tu vas grinder la campagne sans regrets.

Durée de vie : 10–15 heures pour l’histoire principale, plus si tu fouilles tout. Le replay se justifie si t’aimes explorer les fins alternatives.

Les bonus techniques : mods, patchs et bricolage (pour les têtes qui codent)

Si tu kiffes toucher au jeu, la communauté a patché des trucs. Certaines corrections améliorent l’UI ou les performances. Je t’en parle parce que ça change l’expérience sur PC.

Si tu veux bidouiller les fichiers, checke mon guide sur le code et la création de contenu (pour comprendre les bases du modding) : Lien vers code créateur.
Oui, je pousse à creuser un peu si tu veux un rendu plus propre ou des fixes non officiels.

Mon verdict : 2 raisons d’acheter, 2 raisons de passer ton tour

Acheter si :

  • Tu veux un Sherlock avec vraies enquêtes et atmosphère (10–15 h).
  • Tu trouves le jeu à moins de 15 € (deal solide).

Passer ton tour si :

  • Tu cherches de l’action pure et du gunplay moderne.
  • Tu veux une intrigue super serrée sans incohérences narratives.

Je suis mitigé. J’adore les phases d’enquête et la vibe victorienne. J’accepte les trous dans la narration parce que le gameplay d’investigation compense souvent. Si t’es sensible à l’incohérence d’écriture, tu risques d’être frustré.

Bon, concrètement : j’y ai passé deux soirées et j’ai aimé globalement. C’est pas du AAA qui redéfinit le genre, mais c’est un bon polar interactif à retaper sur PC si t’as la patience.

💡 Conseil : Si tu joues sur PC, installe le jeu sur SSD et active les options graphiques medium. Tu gagnes fluidité et qualité visuelle sans t’arracher les yeux.

⚠️ Attention : Sauvegardes manuelles recommandées avant les choix narratifs lourds (le système auto-save peut être joueur).


FAQ

Q : Combien de fins propose le jeu ?
R : Il y a plusieurs variations de fin basées sur des choix clés et tes relations avec les personnages, avec 2 fins principales distinctes et quelques variantes de scène (mesures selon playthroughs, environ 2–4 variations).

Q : Quelle configuration pour du 1080p/60 stable ?
R : Vise une GTX 970 ou équivalent (ex. Radeon RX 480), CPU quad-core (i5/Ryzen 3+), 16 Go RAM et SSD. Sur ce type de config tu tournes autour de 50–60 fps en medium-high.

Q : Le jeu est-il jouable sur Steam Deck ?
R : Oui, via Proton. Attends-toi à 25–35 fps selon le réglage, à privilégier low/medium pour la stabilité. Pour une expérience optimale, baisse la résolution interne et limite les effets.

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James LaFleur

James LaFleur

Ancien dev front reconverti dans le journalisme gaming apres avoir realise qu'il passait plus de temps sur Steam que sur VS Code. Couvre l'actu JV, les tests hardware et les dramas de l'industrie depuis 2018. Avis non sponsorises, mauvaise foi assumee.

Cet article est publie a titre informatif. Faites vos propres recherches avant toute decision.