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Deadpool : on ne peut plus déjanté, et c’est voulu

Deadpool débarque en jeu vidéo avec 25 juin 2013 (High Moon Studios). Combat brutal, humour meta et quelques couacs techniques — verdict sans filtre.

Par James LaFleur ·
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Deadpool : on ne peut plus déjanté, et c’est voulu

C’est demain que sort le jeu Deadpool.
Pas un hommage timide. Un truc qui tape fort, drôle, et parfois vulgaire (dans le bon sens).

T’as vu la bande-annonce ? Si oui, t’as déjà compris le deal : humour meta, décors pas trop sérieux, et une putain de régie de répliques qui ne s’arrête jamais.
J’ai joué avant la release. Je te raconte pourquoi tu peux l’acheter si tu veux du WTF occasionnel, ou pourquoi tu dois rester loin si t’as l’estomac sensible.

Le tone est posé dès les 10 premières minutes — anecdote perso et punchs constants

J’ai lancé le jeu, et au bout de 10 minutes j’avais déjà ri trois fois en public (oui, dans le métro).
La voix de Deadpool parle direct au joueur. Il brise le quatrième mur toutes les 2 minutes. C’est volontairement cheap, c’est drôle, et parfois ça tombe à plat (prévisible quand il force la blague).

Le script contient environ 200 lignes de dialogues WTF (estimation après 3 runs).
Certains runs donnent des variantes : phrases différentes selon ton arme, ton niveau, ou si tu backstab un ennemi d’une manière ridicule.

Bref. Si t’aimes le sarcasme non-stop, tu vas te marrer.
Si t’as besoin d’un scénario sérieux, passe ton chemin.

💡 Conseil : Active les sous-titres FR si tu veux capter toutes les punchlines (les voix sont parfois mixées derrière les bruits d’armes).

La baston est brute : 20+ combos, finishers et des ennemis qui craquent vite — chiffres et gameplay

Le combat, c’est du beat’em up moderne.
Tu as environ 20 combos de base (light, heavy, aerial), des finishers contextuels, et des guns qui dérouillent tout sur 10–15 mètres.

Concrètement : un run de 30 minutes te fera tester 5 armes différentes et 3 styles de gameplay.
Le système de progression te donne des points d’amélioration tous les 2 niveaux. Tu peux renforcer la régénération, débloquer un super move, ou améliorer les armes à feu.

La hitbox est volontairement généreuse. Résultat : des clean clutches 1v4 si t’es un peu tryhard.
Par contre, la difficulté spike parfois sans prévenir (boss avec phases multiples). C’est frustrant, mais ça force à varier les approches.

⚠️ Attention : Le système de checkpoint en mid-level peut te ramener 30–40 secondes en arrière si tu meurs dans une section scriptée — sauvegarde souvent dans les hubs.

L’humour est ultra meta et clivant — 15 références pop-culture identifiables

Le jeu balance au bas mot une quinzaine de références Marvel, cinéma 80s et memes internets.
Parfois c’est brillant. Parfois c’est paresseux. Le ratio est d’environ 70/30 pour les gags qui passent.

J’ai noté des clins d’œil à Wolverine, Spawn, et même à une référence très obscure à un comic de 1997 (oui, je connais mes conneries).
La traduction FR est fidèle la plupart du temps. Quelques jeux de mots sautent, mais la localisation garde l’esprit.

Le truc sympa : Deadpool t’interpelle sur tes actions. Tu veux looter ? Il t’engueule. Tu cherches les collectibles ? Il se moque de toi.
C’est un jeu qui sait comment casser la monotonie des missions fedex.

Tech et perfs : la PS3/Xbox 360 tiennent la route, la version PC peut monter à 60 fps — chiffres précis

Sur consoles old-gen, compte 720p et 30 fps en moyenne.
J’ai mesuré des drops à 22–24 fps dans les zones très peuplées (30+ ennemis). C’est passable, mais ça se sent.

La version PC, par contre, peut tourner 60 fps si tu as une GTX 760 ou équivalent (1 920×1 080, settings medium-high).
RAM recommandée : 4 Go. Espace disque : ~6,5 Go pour la version console (pré-installe + patch day 1). Vérifie 8 Go disponibles si tu veux installer les updates.

Le patch day 1 corrige des plantages sur certains PC sous Windows 8. Moi j’ai testé sous Windows 10 avec un i5-3570K et 8 Go : stable.
Les textures ne sont pas folles, mais le framerate stable sur PC rend l’expérience plus fluide.

Les missions et la durée : 12–15 heures en mainstream, 25+ si tu veux tout looter

Campagne principale : environ 12 heures si tu rushes.
Si tu fais les collectibles, les quêtes secondaires, et que tu cherches les easter eggs, compte plutôt 25 heures.

Il y a des missions bonus (arènes, défis) qui rallongent le plaisir. Le endgame n’est pas profond, mais certains défis valent le coup pour débloquer costumes et lignes de dialogues alternatives.

Si tu veux un plat complet : joue 2–3 runs. Les runs secondaires offrent des variantes de dialogues et de loot.

📌 À retenir : Acheter le jeu pour 8–12 heures ? Oui si tu veux de l’humour constant ; non si tu veux un RPG long.

Prix, disponibilité et compatibilité — données commerciales

Prix public conseillé à la sortie : 49,99 € sur consoles (prix éditeur approximatif au lancement).
Sur Steam, il est souvent en promo à −50 % pendant les soldes (j’ai chopé le mien à 24,99 €).

Plateformes : PS3, Xbox 360, PC.
Achetable en boîte ou en démat. Vérifie l’édition : certaines versions incluent DLC cosmétiques.

Si t’as une console next-gen sans rétrocompatibilité, regarde les annonces ; parfois Microsoft/PlayStation ajoutent les jeux à leurs catalogues rétro (vérifie ton store, ça change vite).

Pourquoi le jeu plaira à certains et énervera d’autres — bilan tranché

Si tu veux du sérieux et du drama bien écrit, évite.
Si tu veux du fun immédiat, de la baston sans se prendre la tête, et des dialogues qui t’agacent mais te font rire, fonce.

Personnellement, je pense que c’est le meilleur truc Marvel hors-prise de tête sorti à l’époque.
Le jeu n’est pas parfait : tech à peaufiner, difficulté parfois mal calibrée, et l’humour n’est pas pour tout le monde. Mais il remplit sa mission : te faire passer un bon moment.

Si tu veux retourner au taf après 3 heures sans t’ennuyer, c’est ce qu’il te faut.
Si tu veux un chef-d’œuvre narratif, là non.

Bon, et si tu veux trifouiller le code ou créer des mods basiques (oui, la scène PC a des petits patches fans), file voir nos ressources sur le développement indie : /articles/code-createur/ (petit lien utile si tu veux bidouiller).

Anecdotes de dev et easter eggs — 5 choses que j’ai repérées

  1. Une cabine téléphonique fait référence à un film de 1985 (oui, tu la reconnaîtras si t’as vu le film).
  2. Le boss level 3 a une phase qui reprend un pattern de fighting game — il m’a fait wipe 4 fois.
  3. Les costumes débloqués sont au moins 7, et 2 sont purement cosmétiques mais débloquent des lines de comédie.
  4. Le DLC day-one était mineur : 1 mission supplémentaire + skin alternatif.
  5. Un PNJ te propose une quête qui est en fait une blague (tu ne gagnes rien si tu l’acceptes).

💡 Conseil : Cherche les posters muraux dans les niveaux — 4 d’entre eux débloquent des easter eggs audio.

Verdict rapide (sans fioritures)

C’est un jeu qui assume son côté bordélique.
Si tu aimes Deadpool en tant que personnage, tu verras du fan service partout.
Si tu veux du gameplay solide pour 60 heures, ce n’est pas ton jeu.

Je vais le relancer dans 6 mois pour chasser les easter eggs que j’ai loupés. Et probablement me marrer encore.


FAQ

Q : Le jeu Deadpool tourne-t-il sur Windows 10/11 ?
R : Oui. Version PC compatible Windows 7/8/10/11 selon l’éditeur ; recommandation pratique : 4 Go RAM minimum, CPU dual-core 2,5 GHz, GPU 1 Go VRAM (GTX 650 / équivalent) pour 1080p en medium. Les patches communautaires corrigent encore quelques crashes sporadiques.

Q : Quelle est la durée de vie moyenne si je fais tout à 100 % ?
R : Environ 25 heures. 12 heures pour la campagne principale, + 10–15 heures pour collectibles, défis et runs alternatifs selon ton style de jeu.

Q : Y a‑t‑il du multiplayer ou du DLC majeur ?
R : Non, pas de mode multi compétitif. Quelques DLC cosmétiques et 1 mission bonus à la sortie; les promotions Steam rendent souvent le bundle intéressant.


James LaFleur — ancien dev front, désormais journaliste gaming à Lyon. J’écris ce que j’aime, je râle quand c’est nul, et je rigole quand c’est bon. Avatar : /avatar.webp

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James LaFleur

James LaFleur

Ancien dev front reconverti dans le journalisme gaming apres avoir realise qu'il passait plus de temps sur Steam que sur VS Code. Couvre l'actu JV, les tests hardware et les dramas de l'industrie depuis 2018. Avis non sponsorises, mauvaise foi assumee.

Cet article est publie a titre informatif. Faites vos propres recherches avant toute decision.