J’ai commencé à empiler des boîtes de jeux parce que je manquais d’étagères. Vraiment.
Les premières cartouches sont arrivées en 2005, une GBA à 15 € (marché aux puces, Lyon). La collection a grossi comme un virus sympa : un Zelda ici, un FFVII disque 1 là, et puis des achats compulsifs sur LeBonCoin à 3 h du mat’. 420 jeux plus tard, je suis dans le moment où il faut trier, vendre, garder, pleurer un peu.
H2: Ma collec compte 420 jeux et tu vas comprendre comment j’en suis arrivé là (anecdote)
J’avais 23 ans quand j’ai acheté ma première console d’occasion pour 45 € (PS2, slim, sans lecteur). L’argument vendeur : « elle marche encore ». Elle a marché pendant 9 ans.
Petit à petit, j’ai accumulé par impulsion. Une offre à 10 € pour un lot SNES, un deal à 5 € la cartouche Game Boy, un craquage sur un collector PS4 à 80 € parce que la jaquette claquait. Le truc c’est que ces achats étaient surtout émotionnels. Je voulais garder l’histoire, les souvenirs, les sessions en LAN (souviens-toi des nuits Quake 3).
La diversité a explosé après 2017. La Switch a amplifié le phénomène : jeux courts, indies, reprints — tout semblait cheap et désirable. Résultat : 420 titres catalogués dans une base Excel (oui, je suis allé jusque-là). 280 cartouches/disques physiques, 140 boîtes neuves ou quasi-neuves. J’ai même une pile de 17 cartouches Master System qui prend la poussière depuis 2012 (la faute au rétro-gaming et aux cadeaux foireux).
H2: 3 erreurs qui m’ont plombé la collection (et combien elles m’ont coûté) — conseils à appliquer
Erreur 1 : acheter sans checklist.
Premier lot acheté à 80 € pour 12 jeux. Deux titres rayés, deux notices manquantes, un disque PS1 mort. Coût réel : 30 € de valeur récupérable. J’ai appris à demander photos haute résolution, à vérifier l’état des visuels, et à demander l’IMEI quand c’était un accessoire. Ton gain : éviter 20–50 € de perte par lot.
Erreur 2 : laisser humitée la collec.
Une boîte mal rangée dans un sous-sol m’a coûté trois notices gondolées (valeur perte : ~45 €). Depuis, humidity control : 18–20 °C et 40–50 % d’humidité pour les boîtes, et sleeves anti-static à 0,60 € l’unité pour les cartouches fragiles. Tu peux faire mieux : des caisses ventilées et dessiccant, pas des sacs plastiques scellés.
Erreur 3 : vendre trop vite au premier acheteur.
J’ai drop un lot de 25 jeux rétro à un commerçant pour 350 €, alors que la même sélection m’aurait rapporté 620 € en vente directe (Vinted + eBay). Moralité : calcule la marge nette (après frais) avant d’accepter. Si tu veux liquider vite, accepte -30 %; si tu veux maxer, prends le temps.
💡 Conseil : demande toujours trois photos (recto, verso, label). Ça évite 70 % des mauvaises surprises.
H2: Pourquoi je garde 7 éditions limitées et combien elles valent aujourd’hui
Je n’aime pas la spéculation pure. Pourtant, j’ai sept éditions limitées que je refuse de lâcher. Pourquoi ? Parce qu’elles ont une histoire personnelle et une valeur qui dépasse les chiffres (mais je te donne les chiffres quand même).
Exemple concret : l’édition collector d’un RPG de 2014 achetée 120 € (édition numérotée). Valeur actuelle : ~360 € sur le marché d’occasion, état near-mint. J’ai aussi une édition PS4 limitée à 60 € en 2016, qui cote aujourd’hui 180 €. Les prix varient, mais sur ces 7 pièces, la marge moyenne est x3.
Garder ces pièces, c’est aussi garder la mise en scène. Le steelbook, la carte, le mini-artbook — quand tu sors tout pour une soirée rétro, c’est autre chose qu’un fichier dématérialisé. Bref, je garde 7 pièces parce que je les ai payées, testées, approuvées, et parce qu’elles me rappellent des sessions précises (famille, potes, apéros ratés).
⚠️ Attention : vendre une édition limitée sans connaître la cote exacte te fait perdre 30–60 % de valeur. Vérifie eBay solds, pas juste les annonces actives.
H2: Le plan 2026 : je vends 120 jeux pour financer un setup à 2 400 € (plan d’action)
Budget : je veux 2 400 € pour refaire le setup (écran 27” 1440p à 300 €, clavier mécanique à 120 €, son à 200 € et reste pour cartes SD et SSD). Objectif de vente : 120 jeux à une moyenne de 20 € net chacun. Math : 120 × 20 € = 2 400 €. Simple, non ?
Méthode : tri en 3 piles.
- À vendre maintenant (lots rapides) : 60 jeux — priorité aux titres peu recherchés, bundle pour vente en lot.
- À vendre premium (photos, descriptions) : 40 jeux — éditions, titres rétro rares.
- À garder : 20 jeux — classiques que j’ouvre encore.
Vente plateforme : j’utilise Vinted pour les ventes rapides (frais quasi nuls), LeBonCoin pour les locaux (pas de frais mais faut gérer RDV), et eBay pour les pièces premium (frais 10–12 %, mais audience internationale). Pour te donner un exemple : j’ai vendu une cartouche Mega Drive en 48 h sur Vinted à 35 €, alors qu’un listing eBay aurait pris deux semaines.
📌 À retenir : 120 jeux à 20 € net = 2 400 €, prévois 10–12 % de frais si tu utilises eBay.
H2: Les outils concrets que j’utilise (3 apps, 2 gadgets, 1 règle simple)
Trello pour trier les lots : je liste, j’archive, je note l’état, le prix planifié. L’avantage : visibilité et backlog.
Excel/Google Sheets pour suivre la rentabilité : prix d’achat, prix de revente, frais plateforme, gain net. Sans ça, tu vends en aveugle.
Photo kit : un fond blanc A4, une lampe LED 10 €, et un smartphone récent. Ça fait des photos qui vendent.
Gadget : sleeves anti-static (0,60 €), boîtes de rangement IKEA (Kallax, 20–30 € selon taille). Règle simple : si le lot n’a pas de photo claire, refuse l’offre.
H2: Liens utiles et un petit truc perso (et pourquoi je parle de ça sur code créateur)
Je raconte tout ça aussi dans mon dossier sur la reconversion dev->journaliste (oui, montagne de décisions et de dettes) — si tu veux comprendre comment j’ai payé le setup après 18 mois freelance, lis mon article sur le code créateur : [/articles/code-createur/].
La collec n’est pas juste du stockage. C’est du storytelling, des décisions, et parfois du business. J’ai appris à valoriser, à documenter, et à accepter que certains jeux partent pour financer le suivant.
Bon. Résultat : je garde les pièces qui me parlent, je vends les doublons, et j’arrête d’acheter à 3 h du mat’.
FAQ
Q : Combien vaut en moyenne une cartouche SNES en France en 2026 ?
R : En 2026, une cartouche SNES standard cote en moyenne entre 15 € et 80 € selon l’état. Titres rares (ex : certains RPG ou import JP) dépassent fréquemment 200 €. Vérifie les ventes récentes eBay et les forums spécialisés avant de poster.
Q : Comment stocker une collection pour qu’elle tienne 10 ans ?
R : Contrôle la température entre 15 °C et 22 °C et l’humidité à 40–50 %. Utilise sleeves anti-static (0,60 €), range les boîtes verticalement, évite la lumière directe. Si tu veux être safe, place un petit sachet de dessiccant tous les 6 mois.
Q : Où vendre pour maximiser le prix sans galérer ?
R : Pour liquider rapidement : Vinted et LeBonCoin. Pour prix maximal : eBay (audience internationale) mais compte 10–12 % de frais et 5–10 € d’envoi en moyenne. Si tu veux rapidité + un peu de marge, vends local via LeBonCoin et fais remise en main propre.
James LaFleur — ancien dev front, désormais journaliste gaming. J’écris sur les jeux, le matos, et les choix stupides qui coûtent cher (mais qui donnent de bonnes histoires). Avatar : /avatar.webp