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Evenements 7 min de lecture

Gamescom 2016 : Microids t'a filé trois pépites — Yesterday Origins, Syberia 3, Moto Racer 4

À la Gamescom 2016 Microids a montré Yesterday Origins, Syberia 3 et Moto Racer 4. Compte-rendu terrain, verdict perso, dates et ce qui m'a scotché (ou pas).

Par James LaFleur ·
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Gamescom 2016. Tu rentres dans le hall, et Microids t’accueille avec trois jeux qui te font changer d’humeur en 10 minutes : enquête noire, aventure graphique froide, et arcade moto pure. J’étais là, presse badge autour du cou, café tiède dans la main droite. (La charmante brand manager m’a offert un pass et du temps — merci, vraiment.)

Bref. Microids nous a reçu en zone presse pour montrer trois projets distincts. Le pitch : Yesterday Origins (Pendulo), Syberia 3 (avec Benoît Sokal sur le papier) et Moto Racer 4. Trois tonalités. Trois promesses. Trois risques.

H2 et rythme courts. Voilà ce que je t’ai ramené, avec du concret : sessions, sensations, contraintes techniques, et ce que ça veut dire pour toi si t’attends ces jeux.

1) Moto Racer 4 claque en arcade — sensation immédiate (session 15 min, 60 FPS cible)

Je t’avoue, j’ai pas envie de faire le fanboy rétro, mais la première poignée de secondes sur Moto Racer 4 m’a donné ce petit sourire condescendant qu’on garde pour les bons jeux de course arcade. Le gameplay est nerveux. Les virages sont punisseurs comme il faut. (Exactement ce qu’il faut après 40 heures de sim ultra sérieuse.)

La démo que j’ai testée durait environ 15 minutes. L’interface annonçait 60 FPS cible sur PC. Framerate tenu pendant ma session sur un build presse — rares micro-hitches mais rien de gamebreaking. Les contrôles sont simples : gaz, frein, drift. Pas de tonne de menus. Tu tournes la poignée et ça répond. C’est efficace.

Graphiquement, c’est propre sans chercher le photoréalisme. Les modèles motos sont propres, les textures plutôt correctes et les effets de vitesse fonctionnent bien. J’ai noté deux trucs : l’IA est parfois trop précise (elle colle la trajectoire au pixel près) et le système de collisions manque d’un peu d’imprévu (les chutes sont parfois molles). Rien d’insurmontable en l’état.

💡 Conseil : si tu veux du fun direct, privilégie la manette ; sur volant ça filtrera trop la jouabilité arcade.

Le mode multi annoncé (local + online) semblait prêt à être testé en LAN seulement. Microids parlait d’un lancement console + PC dans la fenêtre 2016/2017, prix attendu autour de 30–40 €. Pour l’instant, Moto Racer 4 respire l’arcade, pas la simu. Si t’es nostalgique des années 90/2000, tu vas kiffer.

2) Yesterday Origins te prend par l’intrigue — 20 minutes jouables, Pendulo aux manettes

J’ai passé environ 20 minutes sur un build de Yesterday Origins. La surprise ? Le ton. Le jeu te jette directement dans une enquête sombre, mélange d’humour noir et de twists un peu tordus (signature Pendulo). Graphiquement, le style est semi-réaliste, personnages bien animés, décors travaillés.

Gameplay : c’est de l’aventure point-and-click modernisée. Inventaire classique, dialogues à choix multiples, et quelques séquences où tu dois mener une exploration plus active (mini-énigmes physiques). La prise en main est rapide. L’écriture m’a accroché — dialogues percutants, punchlines qui tombent bien. (Je me suis surpris à rire à voix haute. Oui, devant une banquette en mousse d’un stand.)

Microids affichait une fenêtre de sortie proche back-then, et Pendulo confirmait un budget serré mais ciblé. À noter : la version présentée était stable mais avait quelques bugs de scripting (un PNJ qui boucle sur une animation). Classique en build presse.

⚠️ Attention : certains puzzles semblent dépendre d’un item précis ; si tu es bloqué, vérifie l’inventaire avant de bugger 30 minutes.

Pour toi qui aimes les romans graphiques bien écrits et le feel point-and-click, Yesterday Origins tient la route. C’est pas du AAA qui claque 4K partout, mais côté scénario et charisme, c’est solide.

3) Syberia 3 mise sur l’ambiance — art de Benoît Sokal, attente longue (annonce 2016, sortie retardée)

Syberia 3, c’est le nom qui fait remonter la nostalgie. À la Gamescom, la démo présentée était plus une vertical slice narrative qu’un morceau de gameplay non-stop. Tu as 10 minutes d’intro, une scène clé, et surtout un travail artistique signé Benoît Sokal (mention affichée plusieurs fois sur le stand).

La mise en scène est lente, posée. Les décors sont vastes, froids, avec ce sentiment de marche et de solitude que la série porte bien. Le sound design aide : vent, pas sur la neige, souffle distant. J’ai aimé la direction artistique, même si le frame pacing souffrait sur certaines séquences (le build était lourd, possible optimisation à venir).

Concrètement : l’équipe présentait un développement intensif et annonçait des cibles techniques (consoles + PC). Dates exactes floues — Microids parlait de 2016/2017 selon les slides, mais la réalité (et l’expérience inside) laisse prévoir un délai. Prépare-toi à des reports si tu comptes sur une sortie précise.

📌 À retenir : Syberia 3 mise sur l’écriture et l’émotion (attends 1 à 2 heures pour juger une première session narrative).

Si tu veux la version courte : Syberia 3 est plus contemplatif, potentiellement très fort si l’écriture tient ses promesses. Si tu veux de l’action non-stop, ce n’est pas pour toi.

Technique et logistique — ce que j’ai vraiment vu (build, durée, conditions)

J’ai testé chaque titre sur des stations presse standards. Les builds étaient jouables mais pas finals. Temps en cabine : 15–20 minutes par jeu en moyenne. Les devs étaient présents pour expliquer les choix et noter le feedback. Microids a insisté sur un respect du budget (pas de folie). C’est important : ça explique des coupes visibles côté polissage.

Truc concret : la plupart des démos tournaient sur PC de presse avec GTX 970 / i7 equivalence — la cible hardware était donc milieu de gamme. Si ton PC est plus vieux, attends des specs officielles avant d’acheter.

Du côté business, Microids présentait ces titres pour rappeler qu’ils veulent tenir un mix indé/AA accessible. Le public presse a réagi positivement, surtout pour Yesterday Origins et Moto Racer 4. Syberia 3 a suscité plus de curiosité que d’enthousiasme immédiat (c’est normal pour un titre narratif qui joue sur la déception potentielle après des années d’attente).

Si tu veux creuser le côté éditeur/indé, j’ai un dossier technique sur le rôle du code créateur dans la scène actuelle (tu peux le lire ici : /articles/code-createur/).

Verdict perso — qui doit attendre, qui doit foncer (prix & attentes)

Pour 30–40 € : Moto Racer 4, si t’as besoin d’un jeu de course court et fun. Pour 20–30 € : Yesterday Origins, si tu veux un scénario bien écrit et de l’humour noir. Pour 40–50 € : Syberia 3, uniquement si tu suis la licence ou aimes l’aventure contemplative.

Je te donne mon avis direct : Moto Racer 4, probable achat launch pour des runs courts. Yesterday Origins, achat si tu kiffes Pendulo (et si tu veux soutenir du point-and-click qui tente des trucs). Syberia 3, j’attends la version finale (et surtout le polish) avant de sortir la CB.

Je suis franc : la Gamescom donne des snapshots. Beaucoup de promesses, quelques incertitudes techniques. Mais les trois jeux ont du caractère.

💡 Conseil : note les titres dans ton wishlist et suis les patches day-one — 1 à 2 patchs majeurs post-launch corrigent souvent 70 % des soucis sur ces jeux.

FAQ

Q: Combien de temps durait chaque démo à la Gamescom 2016 ? R: En moyenne 15–20 minutes par titre. Yesterday Origins était ~20 minutes, Moto Racer 4 ~15 minutes, Syberia 3 ~10 minutes (intro narrative).

Q: Est-ce que Syberia 3 était jouable en entier à la Gamescom ? R: Non. C’était une vertical slice narrative destinée à montrer l’ambiance et l’art direction. Aucune build finale complète n’était distribuée.

Q: Les jeux étaient-ils prêts pour la sortie dans l’année 2016/2017 ? R: Microids parlait de fenêtres 2016–2017 pour certains titres, mais l’expérience presse laissait prévoir des reports possibles (surtout pour Syberia 3). Prévois potentiellement +6–12 mois selon les annonces officielles.

Bref, Microids a présenté trois jeux qui ne cherchent pas la même chose. Si tu veux un run arcade, chope Moto Racer 4. Si tu veux de l’écrit et du dialogue qui claque, Yesterday Origins mérite ton attention. Et Syberia 3 ? Garde un œil si tu es nostalgique — mais attends le patch day-one avant d’en faire un jeu culte.

James LaFleur — Lyon, 06/03/2026.

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James LaFleur

James LaFleur

Ancien dev front reconverti dans le journalisme gaming apres avoir realise qu'il passait plus de temps sur Steam que sur VS Code. Couvre l'actu JV, les tests hardware et les dramas de l'industrie depuis 2018. Avis non sponsorises, mauvaise foi assumee.

Cet article est publie a titre informatif. Faites vos propres recherches avant toute decision.