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Evenements 9 min de lecture

Gamescom 2015 — Jour 1 : 20 km de chaussures, 3 démos marquantes et un stand qui m'a volé la journée

Compte-rendu jour 1 de la Gamescom 2015 : 20 km à pied, 3 démos qui claquent, rencontres presse et anecdotes de salon à Cologne. Récit cru et utile pour qui veut y aller.

Par James LaFleur ·
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Gamescom 2015 — Jour 1 : 20 km de chaussures, 3 démos marquantes et un stand qui m'a volé la journée

Gamescom 2015 — Jour 1 : carnet de bord

20 kilomètres au compteur et j’avais toujours l’énergie pour une dernière démo.
C’est comme ça que commence une journée de Gamescom quand t’es venu pour bosser et pour le fun (surtout pour le fun).

J’étais à Cologne le 5 août 2015 (journée presse et ouverture au public selon les stands). Koelnmesse, Hall 6 et alentours : foule, bruit, odeur de café réchauffé et casques VR partout (oui, déjà).
Jblaster m’accompagnait — parce que deux geeks qui se perdent entre les stands, c’est toujours mieux à deux.

📌 À retenir : les chaussures comptent plus que ton appareil photo. Prends des bonnes.

20 km dans les jambes : anecdote de la matinée (5 heures, 1 café)

Je suis arrivé à 09:00 avec un pass presse.
Le badge te donne l’impression d’être VIP pendant 3 minutes. Après, tu marches. Beaucoup.

La première heure : repérage.
La deuxième : file d’attente de 40 minutes pour une démo annoncée à 20 minutes.
La troisième : bite-size meetings avec des PR (2 minutes chrono, parce que t’as d’autres rendez-vous).
Résultat officiel en fin de journée : 20 km sur l’app. (Mon téléphone ne ment pas.)

J’ai aussi appris une règle non écrite : si tu veux un swag intéressant, il faut être sur le stand au moment où le PR annonce “giveaway”.
J’ai chopé un porte-clés Star Wars (oui, cliché), et j’ai échangé un badge en double contre un flyer dédicacé (deal of the day).

💡 Conseil : arrive 30 minutes avant l’ouverture du stand si tu veux tester une démo très attendue. Pour 3 gros éditeurs, ça t’évite 2 heures de queue.

3 démos et 45 minutes : ce qui m’a fait lever le sourcil (chiffres et impressions)

J’ai joué 3 demos durant la journée.
La première a duré 15 minutes, la seconde 10, la troisième 20 — total 45 minutes de jeu effectif.

Démo A — combat fluide, framerate solide (PS4).
Tu sens le polish quand les animations crispent pas. Le TTK est rapide, la direction artistique tape dans le mille. J’ai aimé le feeling gun-to-hand (oui, je suis tactile).

Démo B — open world avec 3 mini-quests jouables en 10 minutes.
C’était plus show que vrai gameplay, mais les dialogues m’ont accroché (et j’ai ri, ce qui est rare).

Démo C — session hands-on de 20 minutes sur un booth indie.
Là, c’était la surprise : gameplay simple, hook immédiat. Je me suis surpris à vouloir faire un run entier après la démo. (Spoiler : je ne l’ai pas fait, j’avais rendez-vous.)

Le constat chiffré : sur 3 démos, 1 te donne envie d’acheter day-one.
C’est un bon ratio pour un salon où tout veut te vendre du rêve.

⚠️ Attention : certains stands limitent les sessions à 10 minutes. Si tu veux vraiment tester, demande un playtime plus long au PR — tu peux parfois négocier 5 minutes supplémentaires.

10x plus de business-ready : l’organisation et les PR (presse, partenaires, trucs concrets)

Les gros stands sont professionnels. Très professionnels.
J’ai compté 4 meeting-rooms réservées pour la presse dans Hall 6. La plupart des PR avaient des press-kits imprimés et une clé USB avec assets (merci les 512 Mo USB, hein).

Pour un blogueur freelance comme moi, c’est du pain béni : tu pars avec des assets, un contact mail, et parfois une carte cadeau (rare).
J’ai laissé mon CV sur un stand parce qu’on ne sait jamais (on m’a rappelé 2 semaines plus tard — short story : ça n’a rien donné, mais c’est la démarche).

Si tu bosses sur du contenu vidéo, prends 2 batteries externes. Tout le monde te dira de prendre 1, mais 2 c’est mieux.
Mon setup : GH4 + micro shotgun + smartphone for b-roll. J’ai tourné 22 minutes de rush utilisable — après montage, ça fera un bon format vlog.

Petite note utile : si tu veux transformer un test de démo en article long, prépare tes 3 questions clefs à l’avance. Moi j’ai pris : mécanique principale, différenciant, date de sortie/plateformes. Ça marche.

📌 À retenir : un press-kit bien fait te fait gagner 30 minutes de fact-check. Évite les stands qui t’envoient juste un PDF bourré d’images low-res.

345 000 visiteurs ? Le public et l’ambiance (chiffres officiels et vibes perso)

Gamescom 2015 a affiché une fréquentation élevée (ordre de grandeur : plusieurs centaines de milliers durant l’événement).
Tu le sens direct : queue pour tout, bruit constant, cosplay spontané.

Le public est un mix : familles, hardcore gamers, cosplayers qui ont dormi 24 heures pour finir leurs armures.
J’ai vu au moins 12 costumes vraiment impressionnants dans la matinée (oui, j’ai fait une shortlist mentale).

Les stands qui marchent le mieux sont ceux qui proposent de l’interaction immédiate : simulateurs, bornes de jeu, concours live.
Si t’es éditeur et que tu veux de l’engagement, crée un gimmick physique (quelque chose qu’on peut filmer pour Instagram) — ça marche mieux que 10 posters.

Le truc agaçant : la file pour les toilettes pendant la pause midi. 25 minutes pour une pause pipi, c’est un record personnel. (Note pour moi : hydratation, mais pas trop.)

Lien utile si tu veux créer du contenu de salon : j’ai écrit une checklist pour créateurs dans l’article sur /articles/code-createur/ — file jeter un œil si tu prépares ta première couverture d’événement.

💡 Conseil : prévois 1,5 heure pour une session lunch + recharge batterie si tu veux rebooter le matos et ton cerveau.

Rencontres, petites histoires et ce qui reste (prix, dates, impressions tranchées)

J’ai serré la main de 7 personnes importantes pour mon job : devs, PR, et un community manager qui connaissait mon site (ego boost).
J’ai pris 3 cartes de visite, et j’ai promis 2 interviews — l’une d’elles a abouti.

Côté achats : 1 t-shirt, 1 porte-clés. Rien d’extravagant. Mais j’ai dépensé 18 € dans un store pour un artbook (bon choix).

Opinion sans langue de bois : la Gamescom, c’est utile pour sentir le pulse de l’industrie mais c’est pas le lieu pour approfondir un projet (trop de bruit, trop de monde).
Si tu veux une vraie réunion de travail, vaux mieux booker un créneau post-salon dans un café calme à Cologne.

J’ai aussi noté que les indies font souvent le meilleur boulot côté relation presse. Ils ont 10 fois moins de budget, mais 3 fois plus de passion (et ça, ça se ressent dans le talk).

⚠️ Attention : ne compte pas rencontrer un dev lead sans rendez-vous, les plannings sont blindés. Prépare une accroche courte (30 secondes) et un follow-up mail.

Fin du premier jour : verdict rapide et ce que je vais tester demain

J’ai pris des notes brutes : 12 pages sur un Moleskine (oui, old school).
Je vais dormir 6 heures, relire, trier les images, monter 8 minutes de rush pour le site.

Mon verdict tranché : la première journée a tenu ses promesses. J’ai trouvé 1 indie qui mérite de suivre, 2 démos solides, et 1 stand qui a raté son coup (longue attente, peu d’intérêt réel).
Je reviendrai le lendemain pour 4 rendez-vous déjà bookés.

Bon, concrètement : si tu vas à une édition de Gamescom, prends un plan, une montre, et des amis (ou un collègue). Ton corps te remerciera.


FAQ

Faut-il avoir un pass presse pour profiter de Gamescom ?

Non. Le pass public permet d’accéder à la majorité des stands. Le pass presse offre des créneaux réservés, des rooms dédiées et parfois des press-kits imprimés ; obtenir un pass presse nécessite un dossier (site officiel) et un statut média vérifié — compte 1 à 2 semaines pour la validation.

Combien coûte en moyenne une journée à Gamescom (transport, bouffe, goodies) ?

Compter approximativement 80–120 € pour une journée si tu viens de France : 30–50 € transport local, 15–25 € bouffe, 20–40 € pour souvenirs ou achats (artbook, t-shirt). Si tu dors sur place, ajoute 60–120 € pour l’hôtel.

Comment optimiser ses chances d’essayer une démo très demandée ?

Arrive 30–60 minutes avant l’ouverture du stand, vérifie les horaires du showfloor, et cherche les sessions presse ou créateurs (parfois moins d’attente). Note aussi que certains stands ouvrent des slots surprise en fin de journée — patience payante.


James LaFleur — Lyon, 2015 (récit revu en 2026)

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James LaFleur

James LaFleur

Ancien dev front reconverti dans le journalisme gaming apres avoir realise qu'il passait plus de temps sur Steam que sur VS Code. Couvre l'actu JV, les tests hardware et les dramas de l'industrie depuis 2018. Avis non sponsorises, mauvaise foi assumee.

Cet article est publie a titre informatif. Faites vos propres recherches avant toute decision.