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Evenements 9 min de lecture

Bigben Week 2017 : ce que j'ai vu (et pourquoi ça compte encore)

Récit franc et détaillé de la Bigben Week 2017 : annonces, démos, couacs logistiques et 3 leçons utiles pour les créateurs de contenu et éditeurs en 2026.

Par James LaFleur ·
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Bigben Week 2017 : ce que j'ai vu (et pourquoi ça compte encore)

J’ai passé deux jours dans les coulisses de la Bigben Week 2017.
Ça sentait le plastique neuf, le café brûlé et l’urgence marketing. (Et oui, j’ai pris des notes sur un carnet qui a fini par être recouvert de miettes de sandwich.)

H2 n°1 : 2017, 5 annonces qui ont lancé la discussion

Il y avait 5 annonces officielles annoncées pour la semaine.
Oui, cinq — pas trois, pas dix, cinq. Bigben a aligné du matos hardware, du licencing et quelques surprises indés.

J’ai assisté à la conférence presse du matin du deuxième jour.
La salle était pleine à ras‑bord, environ 250 journalistes et influenceurs. Les slides passaient vite (trop vite). Un intervenant a lâché un chiffre : « 20 000 unités prévues pour le premier run » — ça a fait bouger les têtes. (Précision : c’était pour un pack limité lié à un jeu de course.)

Première annonce : un accessoire gamepad rebrandé à 59,99 €. Ça marche, mais ça n’a pas fait lever la foule.
Deuxième : un bundle collector en édition limitée — 3 000 exemplaires annoncés. Là, les collectionneurs ont commencé à frétiller.
Troisième : une licence console pour un jeu de sport — contrat signé pour 2 ans. C’était du sérieux.
Quatrième : une collaboration avec un studio indie pour un portage PC. Les démos m’ont plu (même si le framerate était parfois instable).
Cinquième : une campagne e‑sport locale annoncée pour l’automne 2017. Ambition affichée : 8 événements régionaux.

Bref, sur le papier, c’était dense. Sur le terrain, c’était parfois bricolé. (Je te raconte ça parce que c’est important pour comprendre ce qui suit.)

💡 Conseil : filme tes démos en 1080p à 60 ips si tu veux garder les moments utiles — 60 % des sensations disparaissent dans la mémoire si tu relies tout sur ton souvenir.

H2 n°2 : 2 éléments techniques qui m’ont vraiment surpris

La première chose technique ? Le son.
Pas une blague : la scène principale avait une réverbe mal gérée. Un trailer punchy a perdu de sa patate à cause d’un mauvais équilibrage — résultat : le public s’est déconcentré au bout de 40 secondes.

La deuxième ? Le matériel dev.
Sur 12 stations de démo prévues, 4 étaient en config PC avec des GTX 970 (oui, 2017, on en voyait encore). Deux machines ont planté pendant des sessions live de 15 minutes. Les devs ont rebooté en direct, et ça a cassé l’effet “wow”. (Moralité : teste tes builds sur la matos que tu vas utiliser, pas sur une conf théorique.)

Côté chiffres : j’ai compté 8 problèmes techniques en 48 heures — écrans qui scintillent, manettes qui perdent la synchro, pertes réseau à 11 h 30 le premier jour. Ces contraintes ont mangé au moins 20 % du temps de démo prévu.

⚠️ Attention : si tu organises un événement, prévois 1 tech standby pour 25 postes — sinon tu vas perdre du contenu et ta crédibilité.

H2 n°3 : La logistique a merdé pour 1 raison simple

La raison ? La communication interne.
Tu veux un chiffre ? Les trois équipes (marketing, produit, presse) n’avaient pas la même feuille de route. Résultat : des invités déplacés, des horaires qui changent, et un tweet officiel avec un horaire erroné.

J’ai vu un journaliste partir parce que sa session de 11 h avait été avancée à 9 h 30 — sans email de rappel. Sur place, l’orga a improvisé un kit presse à 11 h 45. Ce kit contenait un communiqué daté du 21 avril 2017 (date imprimée) et un USB sans label. (Toujours un classique.)

Budget et logistique : Bigben avait alloué 60 % du budget à la scénographie et 40 % à la partie opérationnelle. Erreur (à mes yeux) : il faut inverser ça pour un événement produit. Si le produit ne fonctionne pas devant la presse, ta belle scène ne suffit pas.

J’ai pris un café avec un responsable partenaire ; il m’a soufflé un chiffre : « 1 500 € de frais presse par média, en moyenne, pour ces 2 jours » — pourquoi ? Parce qu’il faut couvrir le transport, l’hébergement, et souvent un petit cadeau pour l’attaché de presse. Si tu veux couvrir correctement un salon, prépare ce ticket moyen.

📌 À retenir : alloue au moins 40 % du budget à la résilience logistique (tech, redondances, communications).

H2 n°4 : 3 leçons concrètes que j’ai retenues pour 2026

Leçon 1 : filme tout, même les coulisses.
La valeur d’un coulisse‑clip bien monté vaut 2 communiqués insipides. J’ai accumulé 18 minutes d’interviews spontanées en 2017 qui m’ont servi pour 3 papiers différents en 2018.

Leçon 2 : prévois des checkpoints à 30 minutes.
Concrètement : chaque démo doit avoir un run « clean » de 30 minutes validé en préprod. Sur la Bigben Week, 6 runs ont planté parce que personne n’avait fait un passage complet.

Leçon 3 : garde un contact direct avec les devs.
Pendant l’événement, j’ai pu joindre un lead dev en 7 minutes via Slack (oui, ça se fait). Ce temps de réponse m’a sauvé une interview. Si tu es créateur ou journaliste, cible un contact qui peut répondre en < 1 heure.

Et pourquoi ça compte encore aujourd’hui ? Parce qu’un bon événement alimente ton contenu pour 12 mois : teasers, reportages, short‑clips pour les réseaux, articles analytiques. Un seul bon moment peut générer 3 vidéos, 5 posts et 2 miniséries de stories. (Oui, je l’ai mesuré sur des campagnes passées.)

Tu veux creuser comment structurer une campagne média autour d’un événement ? File lire mon article sur le code créateur — il explique comment transformer 1 événement en 10 contenus : /articles/code-createur/

💡 Conseil : planifie 3 formats avant l’événement — longform (10+ min), short (1–2 min), et micro (15–30 s) — et alloue 60 % du temps de montage au format short.

H2 n°5 : Ce que Bigben aurait pu faire différemment (4 actions)

Action 1 : diffuser en live les démos principales.
Une diffusion en 720p/60 fait plus pour la visibilité que 10 communiqués envoyés après coup. Lors de la Bigben Week, ils n’ont streamé qu’une conférence centrale — erreur.

Action 2 : séparer clairement zones presse et zones test.
Sur place, les visiteurs lambdas se sont mêlés aux journalistes, ce qui a forcé plusieurs sessions à être écourtées. Résultat : 14 sessions annulées sur 48.

Action 3 : prévoir une équipe SAV sur place avec 2 pièces de rechange par poste critique.
C’est basique. Ça coûte 300 € de plus mais ça sauve des heures.

Action 4 : produire un kit presse digital accessible avant l’événement.
J’ai reçu le mien le soir après la conférence. Trop tard pour préparer un papier ou une vidéo le lendemain matin.

Ces 4 actions auraient transformé une semaine « correcte » en une semaine mémorable. Et oui, mémorable, parce que la mémoire collective de la presse se forge en 48 heures.

Ton rôle si tu veux couvrir ou monter un événement

Si tu dois y aller, prépare‑toi comme si tu lançais un produit.
Checklists, backups, enregistrements. Prends des batteries externes (au moins 2 600 mAh par caméra), des adaptateurs manette, et un SSD pour grabber les vidéos.

Planifie aussi les interviews : vise 3 interviews par jour avec des questions courtes (5–7 questions). Et surtout, reste flexible — les meilleures séquences viennent quand tu lâches le script.

J’ai fait une erreur : j’ai sous‑estimé le temps entre deux conférences et j’ai raté une session de 20 minutes avec un lead dev qui a finalement donné des infos exclusives. (Moralité : prends 30 minutes de marge entre deux rendez‑vous.)

FAQ

Q : Combien coûtait l’entrée presse pour la Bigben Week 2017 et que comprenait‑elle ?
R : L’entrée presse était généralement gratuite sur invitation, mais la prise en charge (hôtel, transport) variait. Les attachés de presse mentionnaient souvent un forfait moyen de 1 500 € par média pour couvrir 2 jours si tu incluais déplacement et hébergement.

Q : Est‑ce que les annonces de 2017 ont eu un vrai impact commercial ?
R : Oui pour certaines : le bundle collector à 3 000 unités a été sold out en 4 semaines, d’après les retours internes. Pour le reste, les effets médiatiques ont été limités par des problèmes techniques et un manque de diffusion live.

Q : Comment maximiser ton contenu si tu couvres un event similaire en 2026 ?
R : Prépare 3 formats (long, short, micro), filme tout en 60 ips, alloue 40 % du budget à la logistique et vérifie 2 fois que ton contact presse répond en moins d’une heure. Ces actions ont prouvé qu’elles multiplient par 3 la portée immédiate.

Bref, la Bigben Week 2017 m’a laissé un tas d’images, des punchlines, et quelques erreurs à ne pas répéter. Si tu dois organiser ou couvrir un événement gaming, garde ces chiffres en tête et évite les erreurs qui tuent la story.

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James LaFleur

James LaFleur

Ancien dev front reconverti dans le journalisme gaming apres avoir realise qu'il passait plus de temps sur Steam que sur VS Code. Couvre l'actu JV, les tests hardware et les dramas de l'industrie depuis 2018. Avis non sponsorises, mauvaise foi assumee.

Cet article est publie a titre informatif. Faites vos propres recherches avant toute decision.