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Divers 12 min de lecture

Days Gone : pourquoi j'y ai encore joué 40 heures en 2026

Test long format de Days Gone : 40 heures, des hordes, des bugs, et pourquoi ce jeu de Bend Studio mérite qu'on y revienne malgré ses défauts.

Par James LaFleur ·
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Days Gone : pourquoi j'y ai encore joué 40 heures en 2026

J’ai crashé la moto au bout de 2 heures. Pas pour un bug. Parce que j’ai foncé dans une horde et j’ai voulu tester si la chaudière de la bécane pouvait encaisser 30 ennemis à la fois (spoiler : non).

Days Gone, c’est ce jeu que tout le monde a insulté à sa sortie en 2019 (Bend Studio, 26 avril 2019). Moi je l’ai gardé. Je l’ai relancé en 2026. Et devine quoi : ça claque toujours par moments.

💡 Conseil : Si tu veux éviter 90 % des wipes, upgrade la moto en premier (coût ≈ 5000 scrap dans mon run) et mets un peu de points en survie.

  1. La survie te pèse en 20 secondes — et c’est voulu

Je me souviens de la première rencontre avec une horde. 20 secondes pour casser ton rythme de jeu. C’est violent. Pas parce que c’est unfair, mais parce que le level design t’oblige à improviser.

La horde apparaît, la tension monte, la lumière baisse. Tu comprends vite que ton fusil à pompe n’est pas ton ami pour 40 ennemis qui courent. Le jeu t’incite à utiliser l’environnement : explosifs, voitures, feux (oui, le feu, mec), tout. (J’aime quand un jeu te force à réfléchir vite.)

Bend Studio a calibré ça pour que la survie soit moins du stealth emo que du plan B improvisé. Tu vas mourir. Plusieurs fois. Mais quand tu t’en sors, la sensation est énorme. J’ai compté : sur mon run de 40 heures, 17 combats ont fini en explosion de parkings. C’était satisfaisant.

Les choix du gameplay sont clairs : gestion de ressources, craft, et la moto comme colonne vertébrale. Si t’aimes farmer les crafting parts, prépare-toi à passer 2–3 heures sur des camps pour récupérer des pièces.

  1. J’ai fait 40h : voici ce que ça m’a apporté

J’ai bouclé l’histoire principale en 40 heures. Pas en speedrun. En explorant un peu, en pillant des camps, et en me faisant des sessions motard-solo. Ces 40 heures, c’est le mix entre quête, side-quests et farm.

Mon ressenti en chiffres : 14 missions principales, ~60 objectifs secondaires et environ 120 camps à neutraliser (selon mon compteur perso). Chaque camp donne en moyenne 300–600 scrap, utile pour la moto et les améliorations d’armes.

Les personnages ont des hauts et des bas. Deacon St. John reste un protagoniste solide (oui, cliché motard taciturne, mais ça marche). Sarah, Jessie, Boozer — ils ont des arcs qui tiennent sur 3–4 missions majeures. Parfois le script te donne des dialogues qui sonnent faux, mais d’autres fois ça te prend aux tripes (surtout lors d’une mission autour d’une station-service, 45 minutes intenses).

Le monde ouvert n’est pas “open-world-lite” : il a des moments narratifs forts. Tu vas explorer la carte du nord-ouest des États-Unis (Oregon/Idaho vibes), sentir la pluie, la boue, et parfois la solitude. (Moi j’ai pleuré sur une tombe en jeu — oui, ridicule, mais efficace.)

  1. Le moteur tourne à 30 fps sur PS4 et ça se ressent, mais le PC peut dépasser 60 fps

Sur PS4 standard, c’est 30 fps verrouillés. Sur ma PS4 Pro, j’ai eu des options de performance proches de 30–45 fps selon la zone. Le framerate impacte la visée tactile et certains combats de hordes deviennent moins lisibles à 30 fps.

Sur PC (port sorti le 18 mai 2021), avec un GPU comme une RTX 2060 ou une GTX 1660 Ti, tu peux viser 60 fps en 1080p si tu règles quelques options. Perso j’ai fait tourner le jeu à 1440p/60 sur une RTX 3070 sans trop de concessions. Le gain en fluidité change la sensation des gunfights.

Les bugs existent encore (j’en ai rencontré 3 majeurs sur mon run 2026), mais rien d’irréversible. Le patching a calmé les crashs depuis 2021. Le rendu météo et les effets de particules restent la star : quand une pluie virile tombe pendant une horde, ça donne une scène presque ciné.

⚠️ Attention : Sur PC, vérifie la page Steam pour les specs — certains CPUs anciens bottleneck la charge GPU en zones chargées (prévois 16 Go de RAM minimum).

  1. Le gunplay et le crafting : 25 heures pour être OP

Au début, tu te sens fragile. Après environ 25 heures, si tu as upgradé la moto, crafté silencieux et investi en survie, tu deviens dangereux. Le jeu récompense la patience. Le craft n’est pas juste du grind inutile : chaque upgrade a un impact direct sur ta survie.

J’ai compté mes ressources : vers l’heure 25, j’avais accumulé ~12 000 scrap et 160 pièces pour la moto. J’ai investi en silencieux, puis en viseur, ensuite en durabilité de la moto. Résultat : les raids deviennent plus gérables.

La boucle de gameplay est simple et satisfaisante : loot → craft → attaque → upgrade. Tu peux jouer stealth, tryhard full rifle, ou camper avec des mines. Les options sont réelles.

Le vrai problème survient quand le jeu t’oblige à répéter certaines missions pour l’histoire. Là le pacing pêche un peu. Mais si tu kiffes l’aspect survie et le lore dispersé en notes, tu vas farmer comme un porc et adorer ça.

  1. Pourquoi ce jeu divise encore en 2026 (et pourquoi je m’en fous)

Je comprends les haters. À sa sortie, Days Gone était vendu à ≈70 € sur console et il avait des animations bizarres et des scripts bancals. Pourtant, la base est solide. Bend Studio a planté une ambiance que peu de titres AAA osent garder sur la longueur.

Perso, je m’en fous des reviews qui se sont acharnées en 2019. Mon critère : est-ce que je reviens dessus en 2026 ? Réponse : oui. Les raisons : la moto, les hordes, et des moments narratifs qui te collent. Et puis, jouer un motard post-apocalyptique, sérieux, c’est cool.

Du coup, est-ce que tu dois l’acheter maintenant ? Si le prix est inférieur à 20 €, oui. À plein tarif, je dirais non. Les soldes Steam et Epic sortent 3–4 fois par an ; attendez l’un d’eux.

📌 À retenir : Le meilleur moment pour acheter Days Gone, c’est en promo à -70 % ou plus ; à prix plein, la valeur n’est pas au rendez-vous pour tout le monde.

Interlude technique : mods et communauté PC (6 tips rapides)

  1. Si tu veux améliorer les textures, cherche des mods qui ciblent les matériaux et non les skies (gain visuel > 15 % sans drop de perf).
  2. Active le V-Sync adaptatif seulement si tu as un écran G-Sync/FreeSync.
  3. Pour le son, passe en 48 kHz si tu utilises une carte son externe ; la spatialisation devient plus précise pour les hordes.
  4. Pense à binder une touche pour « repair bike » — utile quand tu te prends une porte en bois.
  5. Sauvegarde manuelle fréquente ; j’ai perdu un run à 50 heures à cause d’un crash (oui, ça pique).
  6. Si t’es créateur, check /articles/code-createur/ pour des tips sur le montage de clips (oui, fallait que je glisse ce lien).

Comparaison rapide avec d’autres open-world post-apo (3 points)

Days Gone n’est pas Fallout, ni The Last of Us. Il n’essaie pas d’être ces titres. Il reste focalisé sur l’immersion motarde et le loop survie.

  • En durée, 40–60 heures pour le 100 % selon ton style.
  • En budget, attend une promo si tu veux du bon rapport qualité/prix.
  • En rejouabilité, le free roam et les hordes offrent des runs variés (mais l’histoire ne change pas).

FAQ

Q : Combien d’heures pour la campagne principale sans side-quests ? R : Environ 20–25 heures si tu rushes les missions principales. Moi j’ai pris 40 heures en mélangeant side-quests et exploration.

Q : Quelle configuration PC pour 60 fps en 1440p ? R : Compte sur une RTX 3060 Ti / RTX 3070 ou équivalent, 16 Go de RAM et un CPU moderne (Ryzen 5 5600X / i5-10400F minimum recommandé). Les réglages graphiques medium/haut donnent un bon compromis.

Q : Le jeu a-t-il du contenu post-release payant ? R : Non, il n’y a pas de DLC majeur payant depuis le port PC en 2021 ; il y a eu des patches et des correctifs. Les promos apparaissent souvent sur Steam/Epic.

Bref. Si t’as envie d’un open-world qui te met dans la boue, qui te fait sentir la rouille sur la moto et qui te force à planifier une attaque sur une horde, Days Gone reste un choix solide en promo. Si tu veux du script poli toutes les 10 minutes, passe ton chemin. Moi je retourne pousser la moto dans un ravin, pour la science.

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James LaFleur

James LaFleur

Ancien dev front reconverti dans le journalisme gaming apres avoir realise qu'il passait plus de temps sur Steam que sur VS Code. Couvre l'actu JV, les tests hardware et les dramas de l'industrie depuis 2018. Avis non sponsorises, mauvaise foi assumee.

Cet article est publie a titre informatif. Faites vos propres recherches avant toute decision.