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Culture & Lifestyle 9 min de lecture

Carnet de voyage : La Réunion 2013 — volcans, routes qui tuent et restos qui valaient 70 €

Récit franc et utile d’un voyage à La Réunion en 2013 : randos au Piton, routes en lacets, marchés locaux et astuces pratiques pour ton prochain séjour.

Par James LaFleur ·
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Carnet de voyage : La Réunion 2013 — volcans, routes qui tuent et restos qui valaient 70 €

J’ai débarqué à Saint-Denis avec deux sacs et un jeu de clés perdu quelque part entre l’aéroport et le Airbnb.
48 heures plus tard, j’avais déjà cramé mon chargeur de téléphone, mangé du cari à 3 h du matin et failli me faire dévisser par une rafale sur la RN2. (Spoiler : la boutique de pièces détachées m’a sauvé.)

Pourquoi raconter tout ça ici ? Parce que le voyage à La Réunion, en 2013, c’est pas que des photos Instagram.
C’est des trajets qui testent ton nerf, des randos qui t’obligent à marcher et à te taire, et des plats qui te font vouloir vendre ton clavier pour pouvoir manger encore.
Je te raconte les moments qui m’ont marqué — useful tips inclus — et je te dis ce que j’aurais fait différemment si je devais y retourner. (Indice : plus de batteries, moins de confiance en Google Maps.)

Le Piton de la Fournaise : 8 heures, 12 km, un peu de respect

Je suis parti de la Plaine des Cafres à 6 h du matin.
La météo annonçait 60 % de soleil. Tant mieux.
La montée m’a pris 4 heures aller; la descente 3 heures; le reste, c’était le temps passé à prendre des photos nullissimes et à reprendre mon souffle.

La carte disait 12 km. Mon podomètre disait 14 km. Mon genou disait « t’es sérieux ? »
Sur place, t’as des conseils simples : 2 litres d’eau minimum par personne, une paire de chaussures avec du grip (pas tes sneakers du dimanche), et une veste coupe-vent — le vent là-haut, c’est pas de la déco.

💡 Conseil : prends 2 litres d’eau + une barrette énergétique toutes les 3 heures — c’est ce qui m’a évité une grosse fringale à 2 300 m.

Les panoramas sont crades (dans le bon sens). La lave solidifiée ressemble à du béton fatigué.
J’ai croisé un guide bénévole qui m’a filé 3 anecdotes locales et une mise en garde : rester sur les sentiers balisés.
J’ai fait l’erreur d’approcher un ancien tunnel de lave. Mauvaise idée. Pisser dans un champ de cendre, ça colle.

Prix et pratique : en 2013, le parking à l’entrée coûtait 2 € et il y avait 0 taxe pour la vue.
Aujourd’hui, vérifie les horaires de mise en sécurité (le volcan ouvre/ferme selon l’activité) — mais garde en tête : part tôt, finis avant la foule.

Cirque de Salazie : 3 villages, 2 cascades, 1 bouffe mythique

Je me suis garé à Hell-Bourg.
Le village te tire direct dans les années 1900 (mais avec Wi‑Fi — mariage improbable).
La route depuis Saint‑Denis ? Compte 1 h si t’es propre au volant, 2 h si tu veux t’arrêter pour 8 photos.

La cascade du Voile de la Mariée m’a pris 20 minutes de marche.
Je suis resté 10 minutes à regarder l’eau tomber. C’est apaisant. (Oui, j’ai posté une story.)

Côté bouffe, j’ai testé un petit resto familial où j’ai payé 12 € pour un cari poulet avec riz, grains et rougail tomate.
C’était simple. C’était bon. Et surtout, c’était local. On n’a pas besoin de Michelin pour ça.

⚠️ Attention : évite de conduire la nuit dans les cirques — éclairage public limité et virages serrés. Garde 30 % de batterie sur ton téléphone pour pouvoir appeler un taxi si nécessaire.

Si t’es en mode rando courte, compte 2 à 3 h pour faire le tour du village et choper la cascade.
Et si tu veux dormir dans un gîte, réserve au moins 48 h à l’avance en haute saison (j’ai vu des voyageurs dormir dans leurs voitures — pas élégant).

Cilaos et le repas à 70 € : oui, ça valait le coût (selon moi)

Cilaos, c’est 1 route principale en lacets et 400 photos à prendre par kilomètre.
J’y suis allé pour la randonnée, mais j’y suis resté pour un dîner qui m’a ruiné le portefeuille — et qui m’a rendu heureux.

Le repas : 70 € pour entrée, plat, dessert et un verre de vin local.
La générosité des portions et la qualité des produits locaux expliquent le prix.
Le plat principal : porc confit au combava. Texture parfaite. Aromatique puissant. Service relax mais pro.

Je te le dis cash : 70 € c’est cher pour l’île en 2013.
Mais le rapport qualité/prix ? Pour moi, c’était OK. J’ai mangé mieux que dans plusieurs restos à Paris à 90 €.

📌 À retenir : le vin de Cilaos (cépage local) coûte souvent entre 12 € et 18 € la bouteille dans les restos — vérifie la carte avant de commander.

Si ton budget est serré, mange au marché le midi : samoussas, bonbons piment et bouchons pour 3–5 € t’emplissent le bide sans te ruiner.

Transports : 1 voiture, 4 virages en épingle, 0 patience pour les touristes pressés

La première règle : loue une voiture.
Public transport ? Possible, mais lent et pas hyper flexible si tu veux changer de spot à la minute.

La seconde règle : apprends à freiner dans les descentes.
J’ai cassé deux essuie‑glaces sur la RN3. (Rien à voir mais ça m’a coûté 15 €.)

Les routes : parfois une seule voie. Parfois deux. Toujours des virages.
Sur la route des Tamarins, prévois 1 h pour 40 km si t’as pas la réputation d’un pilote.
Pire : certaines portions ont des virages en épingle toutes les 2 km. Ton estomac s’y habitue.

Conseil technique : prends une voiture diesel si tu fais beaucoup de km (conso plus basse), et demande un GPS offline (ou télécharge les cartes avant le départ).
Mon téléphone a perdu le réseau 3 fois en 2013. Google Maps m’a lâché. J’ai inventé des itinéraires.

Marchés, souvenirs et fautes à éviter — 5 règles rapides

  • Achète le rhum arrangé dans une petite boutique plutôt qu’à la station‑service. Le prix baissera de 20 % en moyenne.
  • N’achète pas de corail ou d’objets protégés — amende possible à la douane.
  • Bargain modérément : 10–15 % max au marché local. Trop de marchandage passe mal.
  • Prends une carte SIM locale si tu veux upload des photos (prépayée, 1 Go = ~10 € en 2013).
  • Range ton drone pendant les zones protégées — parfois interdit sans autorisation (contrôles réguliers).

J’ai ramené une boîte d’épices, deux tasses cassées dans la valise et une playlist locale que j’écoute encore.
Si tu veux transformer ton carnet en mini‑projet web (oui, comme je l’ai fait pour ce site), regarde le guide code créateur — j’y explique comment j’ai structuré mes notes et importé des images.

Petits trucs techniques pour garder ton matos en vie — 3 astuces concrètes

Prends une batterie externe 10 000 mAh.
J’ai rechargé mon téléphone 4 fois en 3 jours; sans batterie, t’es isolé. (La 3G marchait bien parfois, mais c’est aléatoire.)

Charge ton appareil photo avec adaptateur EU classique — prises françaises = ok.
Les hébergements basiques n’ont parfois qu’une prise par chambre. Prévois une multiprise.

Plaque‑tournante : garde une copie numérique de tes papiers sur Google Drive et une clé USB chiffrée.
En 2013, j’ai perdu mon permis 24 h et j’ai galéré à prouver mon identité.

💡 Conseil : une multiprise + une batterie 10 000 mAh = 60–80 € d’investissement qui t’évite 3 crises en voyage.

Bref, si t’as déjà fait un roadtrip dans les montagnes, tu sais ce que c’est.
Si jamais tu veux un itinéraire précis, j’ai encore mes notes (mal triées) et mon itinéraire GPS. Je peux te filer la version épurée si tu me promets d’arrêter de suivre Google Maps aveuglément.

FAQ

Q : Quelle est la meilleure période pour visiter La Réunion ?
R : Entre juin et octobre (5 mois), tu as le temps sec et les températures agréables — idéal pour la randonnée. Janvier‑mars sont les mois cycloniques : 70 % des perturbations arrivent alors; évite si tu veux pas de surprises.

Q : Est‑ce dangereux de randonner seul au Piton ?
R : Le risque principal, c’est la météo changeante et la fatigue. Emporte 2 litres d’eau, une couverture de survie et informe le gardien du parking de ton plan. Les secours interviennent, mais l’attente peut dépasser 2 h selon la zone.

Q : Combien prévoir pour 7 jours sans se priver ?
R : Budget raisonnable : 600–900 € hors vol (voiture de location, repas, hébergements modestes). Si tu veux te faire plaisir (dîners à 70 € et excursions privées), 1 200 € devient réaliste.

Voilà pour le carnet.
Je pourrais t’écrire 10 autres pages sur les gammes de rhum, sur pourquoi j’ai pleuré devant une cascade (true story) ou sur la playlist que j’écoute encore.
Mais bon, j’ai un SSD à remplir et un backlog d’articles à libérer.
Si tu y vas, prends une batterie, une bonne paire de chaussures et laisse ton ego à la maison — la route te remettra à ta place.

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James LaFleur

James LaFleur

Ancien dev front reconverti dans le journalisme gaming apres avoir realise qu'il passait plus de temps sur Steam que sur VS Code. Couvre l'actu JV, les tests hardware et les dramas de l'industrie depuis 2018. Avis non sponsorises, mauvaise foi assumee.

Cet article est publie a titre informatif. Faites vos propres recherches avant toute decision.