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Culture & Lifestyle 8 min de lecture

[Carnet de Voyage] La Réunion 2013 — Jour 2 & 3 : volcans, virages et rhum arrangé

Récit franc et pratique de mes jours 2 et 3 à La Réunion (2013) : Piton de la Fournaise, route de Cilaos, Cirque de Mafate et astuces matos pour voyager léger.

Par James LaFleur ·
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La première vraie journée sur l’île m’a prouvé une chose : les nuages, c’est traître. Je t’explique.

Je me suis levé à Saint-Denis à 5h30 (oui, parce que le soleil se lève tôt et que je voulais éviter la chaleur). Sac minimal : un Canon EOS 600D (j’avais troqué le boitier full-frame pour le poids), un Samsung Galaxy S4 pour dépanner la 3G (on était en 2013, rappelle-toi), et une powerbank Anker 10 000 mAh — prix à l’époque : ~30 €. Pratique. (Oui, je sais, c’est basique, mais ça sauve des stories Instagram.)

💡 Conseil : Prends un battery pack de 10 000 mAh minimum si tu veux shooter toute la journée sans chercher une prise. Ça m’a évité 3 paniques en 4 jours.

H2: Le Piton de la Fournaise m’a pris 6 heures et m’a rappelé que je ne suis plus ado

La montée jusqu’au Pas de Bellecombe a duré 1h en voiture depuis Saint-Pierre (environ 1 h 15 si t’es en bus). L’accès parking est payant parfois en saison — compte 6 à 10 € de frais selon l’année et les services. J’ai commencé la rando à 9h00. Il faisait 18 °C au parking, 6 °C au vent sur la crête (les fiches météo de 2013 ne mentent pas).

Le sommet officiel culmine à 2 632 m. J’ai fait l’aller-retour en 6 heures, pauses photos incluses. La piste est bien tracée, mais le vent t’attaque comme un boss en early game. La lave refroidie fait un sol piégeux (chaussures de trail obligatoires). J’ai croisé deux randonneurs avec baskets de ville — ils ont regretté 45 minutes plus tard. (Moralité : invests in decent shoes.)

Photos : beaucoup de panoramas quasi lunaires. Le rendu en RAW depuis le 600D est propre, mais le vent te fait trembler le trépied. J’ai shooté à 100 ISO, f/8, 1/250 sur les gros plans. Pas besoin d’un matos de compétition pour choper des images qui claquent.

⚠️ Attention : Les conditions météo peuvent changer en 30 minutes ; vérifie le bulletin de l’OVPF avant de partir si tu veux pas rester coincé.

H2: La route de Cilaos m’a fait compter 400 virages en 2 heures (presque)

La Nationale 5 qui mène à Cilaos, c’est un peu la mise en situation pour les joueurs qui aiment le motion sickness. Les guides parlent de “400 virages” ; je ne les ai pas comptés, mais l’info était pas loin de la réalité. Départ de Saint-Louis, 1 h 45 de trajet en voiture, tarif taxi environ 60–80 € pour la course (prix 2013, variable selon la saison).

Arrivé à Cilaos, j’ai goûté un cari poulet à 6,50 € dans un boui-boui local. La vue depuis le belvédère est à couper le souffle (oui, phrase bateau, mais vraie). La ville est connue pour les brodeuses et le vin local (25 € la bouteille en cave en 2013 — si t’en vois à 10 €, méfie-toi de la provenance).

J’ai laissé le drone au sac (régulation aérienne à l’époque déjà chiante), et j’ai préféré marcher. Les petites ruelles demandent du cardio si t’as une valise trop grosse. (Par expérience : prends un sac à dos de 30 L max.)

H2: Le Cirque de Mafate, 0 voitures et 1 ambiance hors du temps

Mafate, c’est du old-school. Aucune route, seulement des sentiers ou l’hélico. J’y suis allé en 2013 via une randonnée de 4 heures depuis La Plaine des Cafres — ça dépend de quel bras du cirque tu veux atteindre. Les sentiers sont pentus ; la topo annonce souvent des dénivelés de 400 à 900 m selon l’accès.

Ce que j’ai aimé : l’isolement. Les villages ont une dizaine de maisons, une mairie parfois, un gîte, et surtout une vibe de communauté. J’ai passé la nuit dans un gîte à 18 € la demi-pension (tarif correct en 2013), dormi comme un loir après 26 km cumulés sur la journée.

📌 À retenir : Si tu veux du calme absolu, prévois 2 jours minimum sur Mafate : un pour descendre, un pour remonter. Les hélicos sont chers (compte 150–250 € pour un vol privatif selon l’année).

Tech & logistique : ce qui m’a sauvé

Je sais, t’attendais des anecdotes de plage. Voici le côté pratique (parce que tu vas sûrement partir un jour). Mon setup pour tenir 10 jours : un boitier APS-C, 2 objectifs (18–135 mm et 50 mm), une microSD 32 Go, 1 batterie de rechange, et la powerbank. J’avais aussi un petit routeur 3G (Huawei E5830 à l’époque) — utile quand le gîte avait du réseau faible.

Je t’avoue : j’ai tenté de bosser 30 minutes un soir (oui, vieux réflexe de dev). Le Wi‑Fi du gîte plantait sans prévenir. Résultat : j’ai codé offline et j’ai poussé le commit quand j’ai eu 3 barres. Moralité : planifie tes uploads le matin.

J’ai écrit un billet sur comment organiser son matos cabine, et si tu veux une checklist plus technique (câbles, adaptateurs, scripts pour compresser les photos), va voir mon guide sur le code créateur : [/articles/code-createur/].

Photos & souvenirs : comment rendre un paysage mémorable

Tu peux shooter comme un sauvage. Mais quelques techniques simples te donnent des images qui tiennent la route : expose pour les hautes lumières, utilise le format RAW et traite rapidement (Lightroom ou Darktable). En 2013, j’avais passé 3 heures à trier 400 RAW pour garder 60 images — ça te prend du temps, préviens ton entourage.

Astuce composition : cherche un premier plan contrasté (roche noire, branche), cadre large et joue avec les ombres. Le rendu sur écran mobile flatte souvent les couleurs naturelles ; le vrai challenge, c’est le print à 30×45 cm si t’es du genre accro.

Restauration & boissons : faut goûter le rhum arrangé (mais avec modération)

Sample rapide : j’ai testé 4 rhums arrangés différents dans 2 petits restos ; prix moyen 3–5 € le digestif en 2013. Mon préféré : vanille + zeste de citron. Le plat le plus cheap qui m’ait surpris : samoussas au combava, 1 € pièce chez un vendeur ambulant près de la plage de l’Hermitage.

Je suis pas un fanatique de gastronomie, mais je confirme : la bouffe locale tient bien la route et c’est souvent bon marché quand tu évites les pièges à touristes.

Rencontres & anecdotes (ou pourquoi je t’en parle)

J’ai rencontré un guide, Thierry (oui, prénom classique), qui m’a filé un tuyau : pour le Piton, partir avant 8h réduit de 50 % les risques de brouillard au sommet. Il parlait chiffres et horaires comme un boss. Les locaux ont cet avantage : ils connaissent les microclimats (et ils te le disent direct, sans langue de bois).

Une gamine m’a demandé si j’étais un “vrai reporter” (je portais un vieux T‑shirt “Press” acheté sur un stand). J’ai répondu que j’étais un voyageur qui voulait prendre de belles photos et arrêter de bosser sur Slack une journée. Elle a haussé les épaules. GG.

Transport : ce que j’aurais fait différemment

Tu veux mon avis tranché ? Loue pas une grosse berline pour faire les routes de montagne. Prends une compacte, moteur 1,2–1,6 L, et économise sur le carburant. Si t’es en 2013, les locations commençaient autour de 30 € / jour pour une Clio de base. Les parkings en montagnes sont souvent payants ; prévois 10–15 € zones touristiques.

Et si t’as peur des courbes, prends le bus. Ça prend plus de temps, mais c’est moins stressant.

💡 Conseil : Prends une carte papier comme backup (1 €) — le GPS peut être foireux dans les cirques.

Liens utiles que j’ai utilisés (et qui m’ont évité plusieurs galères)

  • Bulletins de l’OVPF pour le volcan (vérifie l’activité avant de partir).
  • Offices de tourisme locaux pour les horaires des bus et les tarifs des gîtes.
  • Mon guide pratique technique : [/articles/code-createur/] (check list matos et workflow photo).

FAQ

Q: Combien de temps prévoir pour un séjour utile à La Réunion ? R: Pour bien goûter à Piton de la Fournaise, Cilaos et Mafate, compte 7 à 10 jours. En 4 jours tu touches trois spots, mais tu cours. Si t’as 14 jours, tu peux caler des journées off et des randos longues.

Q: Quel budget prévoir pour 7 jours en 2013 ? R: Estimation réaliste en 2013 : vol intracom (France métropole) ~800–1 000 €, location voiture 30 € / jour, hébergement simple 25–60 € / nuit, repas 8–20 € par repas selon l’endroit. Total approximatif : 1 400–1 900 € hors extras.

Q: Les sentiers sont-ils sécurisés pour un randonneur solo ? R: Oui pour les itinéraires balisés courants, mais prends de l’eau (au moins 2 L pour une journée), des chaussures de trail et informe le gîte de ton plan. Certains coins dans les cirques ont une couverture mobile quasi nulle.

Bref, j’ai pris des photos, j’ai bu du rhum, j’ai râlé contre le vent et j’ai adoré le calme de Mafate. Si t’as besoin d’une checklist matos ou d’une playlist pour randonner, dis‑le — j’ai des fichiers vieux de 2013 qui tiennent encore la route.

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James LaFleur

James LaFleur

Ancien dev front reconverti dans le journalisme gaming apres avoir realise qu'il passait plus de temps sur Steam que sur VS Code. Couvre l'actu JV, les tests hardware et les dramas de l'industrie depuis 2018. Avis non sponsorises, mauvaise foi assumee.

Cet article est publie a titre informatif. Faites vos propres recherches avant toute decision.