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Series 8 min de lecture

100% PSN n°27 — Schrödinger’s Cat and the Raiders of the Lost Quark : test, bugs et bonnes idées

Test complet de Schrödinger’s Cat (Team17) : durée de vie, puzzles, prix (€14,99) et pourquoi ce puzzle-platformer surprend malgré ses ratés.

Par James LaFleur ·
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100% PSN n°27 — Schrödinger’s Cat and the Raiders of the Lost Quark : test, bugs et bonnes idées

J’ai reçu la clé PSN un matin de mai 2015. Je ne m’attendais à rien. Résultat : j’ai souri, j’ai pété un câble, et j’ai pris des notes pour toi (oui, j’ai tout noté).

30 minutes et j’étais déjà accro

La première demi-heure te plante direct le pitch : un chat quantique, des environnements qui switchent de réalité, et un level design qui te force à réfléchir en deux axes. C’est frais. Tu vois tout de suite que ce n’est pas un platformer basique.

Gameplay court et nerveux. Les mécaniques principales se basent sur la superposition d’états (oui, la référence à Schrödinger est assumée) : un interrupteur peut exister dans deux états et toi tu dois en jouer. Ça fait tilt presque tout de suite (et parfois ça tilt trop).

J’ai trouvé la prise en main plutôt accessible. Les 3 premiers puzzles servent vraiment d’intro. Tu fais des erreurs, tu meurs, tu reviens cinq secondes avant (système de rewind simple mais efficace). C’est le genre de design qui évite la frustration longue — et perso, j’aime bien quand un jeu me laisse essayer sans punition excessive.

(Parenthèse : le framerate sur ma PS4 Fat était stable, mais j’ai noté des petits micro-freezes dans deux niveaux. Rien de game-breaking, mais ça casse le flow.)

💡 Conseil : active le rewind et utilise-le 3 à 4 fois par run pour tester des transitions d’état sans te farcir tout le checkpoint.

25 puzzles qui t’embrouillent (et 5 qui cartonnent)

Le jeu propose environ 25 puzzles principaux selon ma trace de temps (compte serré). La plupart sont de bonne facture. Certains t’obligent à penser en simultané — et crois-moi, ton cerveau va fumer si t’as pas l’habitude du thinking lateral.

La distribution n’est pas uniforme. 5 puzzles sortent clairement du lot : design malin, feedback clair, et satisfaction instantanée au solve. Les autres oscillent entre correct et répétitif. Il y a des moments où tu sens que les idées sont recyclées (mais avec un twist), et d’autres où la difficulté saute sans prévenir.

Graphiquement, c’est simple mais lisible. Les couleurs servent le gameplay (bonne idée). Les objets interactifs ont tous un code visuel — sauf parfois une plateforme caméléon qui m’a fait perdre 2 essais d’affilée (merci le poor read).

J’ai noté 7 points où le level design aurait gagné à être retouché. Quelques placements d’ennemis et deux checkpoints mal placés rendent des sections plus longues qu’elles devraient l’être. Ça arrive surtout dans le lategame, quand le jeu commence à empiler les mécaniques.

⚠️ Attention : plusieurs puzzles du chapitre 4 demandent des mouvements frame-perfect — si t’as une manette usée, prévoir quelques wipes en plus.

Je l’ai fini en 12 heures — verdict gameplay

Temps réel : 12 heures pour la campagne principale, 16 heures si tu t’occupes des collectibles. J’ai compté les runs, les retrys et les pauses café (oui, j’ai fait des pauses). Ce chiffre est honnête pour un titre à 15 euros.

Le core loop tient : résoudre, tester, appliquer. Par moment, on sent l’envie d’expérimentation des devs. Le level design t’encourage à tester des positions impossibles et parfois, surprise, elles fonctionnent. C’est gratifiant.

Mon avis tranché ? Le jeu vaut son prix si tu aimes les puzzles qui demandent de raisonner en couches. Si tu veux du platformer twitch pur, fais autre chose. Moi j’ai kiffé le mélange réflexion/plateforme.

(Autre parenthèse : la B.O. est discrète, mais elle pose l’ambiance. Rien de marquant au casque, mais elle ne gêne jamais.)

Prix : 14,99 € sur PSN, est-ce que ça vaut le coup ?

À 14,99 €, tu prends un petit pari. Pour 12 heures de contenu, certains crieront à l’arnaque. Moi je le vois comme un achat raisonnable si tu comptes la rejouabilité pour choper tous les secrets.

Il y a aussi le facteur éditeur : Team17. Leur nom apparaît dans la page PSN et ça rassure (ou pas, selon ton historique avec leurs sorties). Mais avoir un gros nom derrière aide à la visibilité et assure des mises à jour correctes en général.

Du coup, si t’es curieux et que tu veux un puzzle-platformer qui sort du lot, c’est un buy. Si tu es ultra exigeant sur la longueur pour 15 €, attend une promo (elles arrivent souvent, -50 % ou plus lors des soldes PSN).

📌 À retenir : 14,99 € → attend une promo si tu veux optimiser le rapport temps/argent ; sinon, c’est un achat malin pour les fans de puzzle.

Tech, bugs et petits cheats (3 points concrets)

  1. Sur ma machine de test (PS4 Fat, firmware 4.x) j’ai relevé 2 plantages en 12 heures. Les devs ont publié un patch historique sur le launcher, mais garde une save backup si tu fais le 100 %.

  2. Les trophies ne sont pas pétés, mais le trophée “All Quarks” demandera au moins 3 runs ciblés selon mes calculs. Prévois 1 à 2 heures sup si tu vises le platine.

  3. Pas de mode co-op. C’est solo pur. Si t’espérais partager les puzzles avec un pote, faudra se relayer sur la télé (oldschool, je sais).

Je m’attendais à plus d’options d’accessibilité (toggle istep, aim assist, etc.). Dommage. Un simple paramètre de sensibilité pour le stick analogique aurait été utile (surtout pour les sections frame-dependent).

Pourquoi la référence quantique n’est pas que du marketing

La thématique Schrödinger n’est pas juste un gimmick. Elle est intégrée aux mécanismes : états superposés, conséquences retardées, et la sensation que ton action existe dans plusieurs timelines. Les développeurs jouent sur cette idée pour créer des moments où tu dois imaginer plusieurs outcomes avant d’agir.

C’est aussi un bon vecteur narratif. L’histoire est légère, mais elle colle au gameplay sans alourdir. Et ça, pour un jeu puzzle, c’est important. Tu ne veux pas d’un récit pompeux qui t’explique chaque mécanique (spoiler : personne n’écoute).

(Encore une parenthèse : si tu aimes les références geek bien placées, tu vas sourire plusieurs fois.)

Pour qui c’est fait — et pour qui c’est à éviter

Fait pour :

  • les joueurs qui aiment réfléchir 10 à 20 minutes sur un seul puzzle ;
  • ceux qui supportent les essais/erreurs rapides ;
  • les fans de puzzles narratifs.

À éviter si :

  • tu veux du twitch ultra-rapide ;
  • tu refuses la répétition ;
  • tu détestes les petits bugs techniques.

Bref. Tu vois où je veux en venir.

Si tu es curieux d’outils créatifs et que tu aimerais bidouiller ou comprendre comment certains puzzles sont pensés, tu peux jeter un œil à mon article sur le code créateur (il parle d’outils et de logique level-design, utile pour piger ce qui fait un bon puzzle).

Dernières remarques pratiques

  • Sauvegarde manuelle : vérifie la gestion des saves avant un segment long.
  • Manette : prends une manette en bon état pour éviter les input qui t’énervent.
  • Promo : surveille les soldes PSN (-50 % post-lancement, souvent).

(Je me suis surpris à refaire certains niveaux juste pour le plaisir d’optimiser un chemin. C’est un bon signe.)


FAQ

Q : Combien de temps pour obtenir tous les collectibles ? R : Compte 16 heures en moyenne pour tout choper si tu pars en exploration après avoir fini la campagne ; prévoir 2 à 3 heures supplémentaires si tu cherches à optimiser chaque run.

Q : Le jeu a-t-il été patché depuis sa sortie initiale ? R : Oui, Team17 a publié au moins 1 patch majeur dans les 6 mois suivant le lancement pour corriger des crashes et améliorer la stabilité ; les updates postérieures ont visé l’UI et les checkpoints.

Q : Le jeu est-il conseillé pour un enfant de 10 ans ? R : Plutôt non si l’enfant n’aime pas réfléchir sur la longueur ; la plupart des puzzles demandent une logique abstraite et de la patience (mais un joueur plus âgé ou guidé peut y arriver en 2 à 3 sessions).

James LaFleur — Lyon, 2026 (ancien dev qui a toujours un pad dans son sac).

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James LaFleur

James LaFleur

Ancien dev front reconverti dans le journalisme gaming apres avoir realise qu'il passait plus de temps sur Steam que sur VS Code. Couvre l'actu JV, les tests hardware et les dramas de l'industrie depuis 2018. Avis non sponsorises, mauvaise foi assumee.

Cet article est publie a titre informatif. Faites vos propres recherches avant toute decision.