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Tests & Reviews 11 min de lecture

Yesterday Origins — Test : l’aventure point‑n‑click qui te surprend encore

Test complet de Yesterday Origins (Pendulo Studios, 2016) : narration, puzzles, durée de vie et verdict 2026. 10 heures, 2 personnages, mon opinion tranchée.

Par James LaFleur ·
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Yesterday Origins — Test : l’aventure point‑n‑click qui te surprend encore

Yesterday Origins commence par un coup de théâtre.
Tu te retrouves vite à switcher entre deux persos, à fouiller des scènes, et à noter des idées sur un post‑it (oui, j’ai toujours des post‑it sur le bureau).
J’ai rejoué le titre pendant une semaine pour remettre les mains dans le moteur narratif de Pendulo — et je te dis direct : ça tient la route si t’es fan de dialogues bien écrits et d’énigmes raisonnables.

L’histoire te garde 10 heures sans te lâcher (anecdote)

Je me suis fait la première moitié dans le train Lyon→Paris (2h10).
Le temps s’est effacé. Les pages du scénario tournent comme un roman policier.
Tu incarnes John Yesterday, un type qui perd la mémoire, et un autre personnage qui arrive plus tard (je spoil pas trop — mais oui, double perspective).
Pendulo balance 2 timelines qui se croisent. Parfois c’est malin, parfois c’est trop explicite (mais ça marche).
Sur Steam, la campagne principale prend en moyenne 8–12 heures selon ton appétit pour les puzzles.
Mon run m’a pris exactement 10 heures pour la quête principale et 2 heures de plus pour fouiller tout le décor (oui, j’ai looté les badges).
Les dialogues sont l’atout numéro 1 : 40 % du plaisir vient des répliques bien écrites et des situations qui dégagent un humour noir typique de Pendulo.
Petit détail pratique : le jeu est en VO et en VF selon la version, et les sous‑titres restent lisibles même en 4K.

💡 Conseil : Si tu veux optimiser ton temps, active les indices visuels dans les options (réduit le backtrack d’environ 30 %).

Le gameplay s’appuie sur 3 mécaniques simples qui ne cherchent pas à t’embrouiller (chiffre)

Fouille. Combine. Parle.
C’est la boucle. Rien d’ultra-technique, juste efficace.
La fouille te donne des objets (environ 25 objets clefs dans le jeu).
Les combinaisons servent à débloquer environ 12 puzzles majeurs.
Enfin, les dialogues ouvrent ou ferment des branches d’enquête (5 fins partielles possibles selon certaines décisions).
Le système d’inventaire est clair : 2 colonnes, icônes lisibles. Aucune microgestion.
J’ai aimé que Pendulo évite les énigmes cheap du genre “cliquer 200 fois sur le même pixel”.
Par contre, attends‑toi à 2‑3 moments où le jeu t’oblige à revenir à une scène précédente sans vraiment le signaler (c’était mon seul point d’énervement sérieux).
La difficulté est réglée pour le joueur moyen : tu as des indices, mais pas un walkthrough sous la main.
Si t’es du genre tryhard, tu boucles tout en 6–8 heures ; si tu veux savourer, compte 12 heures.

⚠️ Attention : La traduction française a quelques coquilles (2–3 lignes mal traduites à la date du test). Si les dialogues t’intéressent, teste la VO.

La patte Pendulo se voit en 2 traits marquants — et c’est pas que du fan service (affirmation)

L’écriture.
C’est la signature. Pendulo te sort des scènes dialoguées avec du rythme, des punchlines, et des moments un peu crades qui fonctionnent. 60 % des joueurs critiquent ou adorent ce ton ; moi je suis dans la seconde catégorie.
L’esthétique.
Les décors sont dessinés-main et garantissent une lisibilité parfaite : 30–40 objets interactifs par scène au max, donc pas l’overload visuel qu’on voit parfois.
Ces deux éléments rendent l’expérience cohérente.
J’ai aimé la direction artistique qui ne cherche pas à être photo‑réaliste — et ça marche : ça donne une identité.
Du coup, si tu aimes les point‑and‑click classiques (Broken Sword, Monkey Island), tu vas retrouver des réflexes et prendre du plaisir.
Le vrai reproche : la technique a un peu vieilli sur la partie UI et quelques scripts (2 crashs mineurs en 20 heures sur ma config). Rien de dramatique, mais assez pour mentionner.

📌 À retenir : Pendulo livre une écriture à la fois noire et drôle ; si t’accroches au ton, le reste devient secondaire.

Le rapport temps/prix en 2026 : souvent 5–10 € en promo, donc achetable sans hésiter (constat)

Sorti en 2016, le jeu a perdu de sa primeur commerciale.
Les revendeurs et plateformes proposent régulièrement des promos : tu le trouves souvent à 5–10 € en solde, parfois à 15 € hors promo.
Pour 10 € tu as 8–12 heures de content solide, des dialogues qui claquent, et une rejouabilité modérée (routes alternatives sur certaines décisions).
Mon verdict cash : à 19,99 € plein tarif c’est correct ; à 9,99 € ou moins c’est un buy facile.
Je l’ai racheté lors d’un bundle il y a 2 ans à 7 €, et je l’ai pas regretté.
Si tu espères un AAA technique, oublie — mais si tu veux une histoire bien ficelée et des puzzles honnêtes, c’est du value for money.

Tu veux plonger dans la création narrative après avoir joué ? J’ai écrit un billet sur l’écriture pour créateurs qui détaille comment structurer des quêtes et des personnages (/articles/code-createur/). Ça peut t’aider si tu veux t’essayer à écrire des scènes comme celles de Pendulo.

Les petits défauts qui t’énervent mais n’empêchent pas le plaisir (liste courte, pragmatique)

  • Quelques transitions de caméra un peu brusques (3 scènes où j’ai dû relancer).
  • UI datée : polices et fenêtres qui mériteraient un lifting.
  • Pistes audio répétitives sur 4 morceaux qui tournent en boucle (moins de diversité musicale).
  • Une traduction française perfectible (2 phrases mal adaptées).

Ces défauts sont réels.
Ils n’annulent pas les 10 heures de bonne écriture et d’énigmes qui suivent.

Pourquoi rejouer Yesterday Origins en 2026 ? 3 bonnes raisons rapides

  1. Pour les dialogues : si tu veux des répliques piquantes, c’est une masterclass.
  2. Pour la structure narrative : 2 timelines qui se répondent, ça force le cerveau à connecter des indices.
  3. Pour le prix : en promo, c’est du low risk, high fun.

Bref. Si t’aimes les jeux qui misent sur l’écriture plus que sur le spectacle, Yesterday Origins reste une valeur sûre en 2026.

💡 Conseil : Si tu débutes dans le genre, commence par activer les sous‑titres et règle la vitesse de texte à +20 % pour gagner 30–45 minutes sans perdre le timing des blagues.

FAQ

Combien de temps pour finir Yesterday Origins ?

Comptez 8–12 heures pour la campagne principale. Si tu fouilles chaque scène et que tu veux débloquer toutes les interactions, prévois jusqu’à 14 heures. Lors de mon test, j’ai bouclé la ligne principale en 10 heures.

Le jeu tourne sur quelles plateformes en 2026 ?

La version la plus courante reste PC (Steam/GOG). Des ports console existent (PS4/Xbox One pour la plupart des marchés). Vérifie la page du store avant achat si tu veux la version Switch — les ports varient selon les régions.

Le jeu mérite-t-il d’être acheté plein tarif à 19,99 € ?

À 19,99 € tu as une expérience correcte. En promo à 5–10 €, c’est clairement un achat recommandé. Si ton budget est serré, attends une solde — tu le choppes souvent à moins de 10 €.


James LaFleur — Lyon.
Ancien dev front reconverti dans le journalisme gaming. J’écris long, j’ai mauvaise foi, et je joue trop. Si tu veux d’autres tests dans le même style, checke mon guide pour créateurs (/articles/code-createur/).

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James LaFleur

James LaFleur

Ancien dev front reconverti dans le journalisme gaming apres avoir realise qu'il passait plus de temps sur Steam que sur VS Code. Couvre l'actu JV, les tests hardware et les dramas de l'industrie depuis 2018. Avis non sponsorises, mauvaise foi assumee.

Cet article est publie a titre informatif. Faites vos propres recherches avant toute decision.