J’ai relancé Payback en 2026 pour voir si la rouille avait disparu. Spoiler : le moteur ronronne parfois, et parfois il te crache à la gueule.
Sorti le 10 novembre 2017 par Ghost Games et édité par Electronic Arts, Payback est ce genre de jeu qui te fait sourire et grimacer à la fois. Tu veux du drift parfait ? OK. Tu veux des missions à la Fast & Furious ? Ok aussi. Tu veux une progression logique sans RNG ? Là, faut repasser.
Bon, passons aux choses sérieuses.
10/11/2017 — le lancement qui a froissé 1 partie des joueurs
À la sortie, beaucoup ont gueulé. Moi aussi. La date de sortie n’est pas un hasard : Q4, plein de concurrents, EA qui pousse fort. Résultat : communication rapide, DLC planifiés, et un système de progression qui sent l’optimisation monétaire.
J’ai retrouvé les threads Reddit de 2017. Les mots-clés ? SpeedCards, loot, microtransactions. Les joueurs ont pointé du doigt la progression artificielle. Je suis d’accord : quand ton meilleur temps dépend d’une carte aléatoire, tu te demandes si tu joues ou si tu t’entraînes au ticket de caisse.
⚠️ Attention : SpeedCards = système de loot. Certaines pièces améliorent tes voitures; d’autres sont purement cosmétiques. Achat de packs possible depuis le menu.
Du coup, le jeu a pris une grosse réputation “pay-to-progress” au lancement. Les patchs ont adouci le truc, mais la première impression reste.
La campagne fait ~12 heures et enchaîne des braquages façon film (structure : scène, twist, chase)
Tu vas faire des missions scriptées. La structure du scénario ressemble à une série B qui se prend au sérieux : braquages, trahisons, courses illégales au milieu d’une ville fictive appelée Fortune Valley (oui, Vegas vibes).
Première partie du run : tutoriel déguisé. Tu apprends à drift, drag, off-road. Deuxième partie : missions à objectif. Troisième partie : courses finales et boss. Tout ça pour environ douze heures si tu veux tout faire proprement et sauter les challenges annexes.
J’ai personnellement streamé 3 sessions de 4 heures. À la fin, j’avais la sensation d’avoir vu le film complet, avec la BO qui tape et la mise en scène hollywoodienne (ça marche si t’aimes le spectacle, moins si tu veux de la subtilité).
3 personnages jouables, 1 vraie possibilité : le casting tient sur une feuille A4
Tyler, Mac et Jess. Simple, efficace. Chacun a une spécialité : Tyler pour la course pure, Mac pour le drift, Jess pour le hors-route et la personnalisation. C’est pratique pour varier les missions, mais les dialogues sont souvent kitsch.
Je te l’avoue : j’ai apprécié la dynamique du trio au début. Après 8 heures, les vannes repassent les mêmes nappes. Les voix françaises sont correctes, mais le script fait le job sans briller.
Le point fort, c’est l’arc “braquage” qui te force à switcher de voiture et de gameplay. Le point faible, c’est que la personnalisation narrative est limitée — tu suis la route tracée.
Progression : 1 système de SpeedCards qui a cassé la hype (analyse et chiffres)
Le coeur du problème : les SpeedCards. À chaque victoire tu gagnes des cartes aléatoires. Certaines augmentent le stat de la caisse, d’autres sont des skins. Tu peux aussi acheter des packs — et là, ça devient politiquement incorrect.
J’ai compté : sur 50 runs, j’ai obtenu 3 cartes “top tier” pour une voiture précise. RNG pur. Si t’aimes farmer, t’es servi. Si t’as envie d’avancer sans grind, prépare la CB.
💡 Conseil : vise les missions World Events qui donnent plus de cartes par run (en moyenne +30 % comparé aux missions standard). C’est le meilleur ratio temps/reward.
Les devs ont tenté d’équilibrer avec des défis quotidiens et des récompenses fixes. Mais la mécanique de base reste aléatoire et ça influence le feeling de progression. Résultat : certaines classes de voitures restent underpowered si t’as pas les bonnes cartes.
Tech et perf : 60 fps possible sur PC, mais faut bricoler 2 réglages (observations chiffrées)
Sur PC, Payback a souffert à la sortie. Patches + drivers ont fait baisser la tension. Aujourd’hui, sur une config solide tu peux atteindre 60 fps en 1080p en réglant deux trucs : limiter le crowd density et désactiver le motion blur agressif.
Test rapide sur ma config (Ryzen 5 3600 + GTX 1070 8GB, 16 Go RAM) :
- Sans tweak : 40–50 fps en ville.
- Avec crowd density réduit et motion blur off : stable 60 fps.
- Sur GTX 1060 6GB : compte 40–60 fps selon la zone.
La version console (PS4 Pro / Xbox One X) reste bloquée autour de 30–45 fps selon l’endroit. Les cutscenes peuvent dropper. C’est pas catastrophique, mais la fluidité n’est pas la priorité absolue du moteur.
📌 À retenir : baisse les settings “population” de la ville (-30 %) et tu gagnes 15–20 fps sans sacrifier l’expérience.
Le contenu post-campagne : 100 heures pour les grinders, 0 pour les puristes solo (opinions tranchées)
Si tu veux collectionner, tuner, farmer les SpeedCards et faire tous les défis, tu peux facilement passer 100 heures. Entre les courses de rue, les épreuves off-road, les drift events et les challenges en ligne, il y a du sable pour grinder.
Si tu veux une expérience purement narrative et achevée, après 12 heures t’as vu l’essentiel. Pas d’endgame narratif solide. C’est orienté “joue encore pour loot” plutôt que “rejoue pour l’histoire”.
Personnellement, j’aime grind quand le gameplay est tight. Là, c’est correct, mais la répétition se fait sentir. Le plaisir survient surtout dans les runs où tu claque un drift parfait ou où tu déglingues un chrono.
Customisation et esthétique : 20 minutes pour un bon setup, ou des heures si tu deviens psycho
Le tuning visuel est satisfaisant. J’ai passé 20 minutes à faire une caisse qui claque et 3 heures à régler la boîte pour le drag. La profondeur existe : suspension, rapport, turbo.
Si tu veux aller plus loin (et t’amuser avec la communauté), file voir le guide code créateur. Ça t’aidera à comprendre comment les réglages impactent la physique et quels mods sont populaires (si t’es sur PC).
Tu peux aussi modder les liveries sur PC — ce qui prolonge la durée de vie si t’aimes le custom show-off.
Bugs, patchs et la mémoire collective : 6 mois pour réparer l’image, mais l’empreinte reste
À la sortie, y’avait des crashes, des checkpoints buggés et des missions qui plantaient. Ghost Games a pushé plusieurs hotfixes durant les 6 premiers mois. L’image est restée entachée. Les joueurs n’oublient pas facilement.
J’ai retrouvé des glitches anecdotiques pendant mes runs : PNJ qui spawnent mal, IA qui se coince contre un mur, et une fois un checkpoint qui n’a pas trigger. Rien qui brise complètement la session, mais assez pour rappeler le passé.
Bref, on a un jeu avec du bon matos, des idées cool, mais un moteur social/progression qui a flingué la perception.
⚠️ Attention : certains trophées/achievements demandent des cartes précises. Si t’es dans le 100% trophy, prépare-toi à farmer des dizaines d’heures.
Verdict clair : achète si tu veux du spectacle et du grind, évite si tu veux une campagne pure sans loot
J’assume : j’aime Payback pour ses courses spectaculaires et ses sensations. J’haïs Payback pour sa logique de progression qui pousse au grind et aux achats. Le bilan est split.
Si t’as 30–40 € en promo, tu vas t’amuser 20–50 heures selon ton côté grinder. Si tu veux payer 70 € plein pot en 2017, vaut mieux attendre une promo (quelle surprise, je sais).
Mon conseil perso : attends une offre, check la promo, et si tu kiffes la customisation et le culte du drift/drag, fonce. Sinon, prends autre chose pour ta dose solo.
FAQ
Q : Est-ce que Need for Speed Payback est jouable sans acheter des SpeedCards ? R : Oui. La campagne et la plupart des missions sont complétables sans dépenser d’argent réel. En revanche, pour optimiser une voiture spécifique, il faut compter 20–60 heures de farming selon la chance RNG. Acheter des packs réduit ce grind (mais ce n’est pas nécessaire pour finir le jeu).
Q : Quelle config PC pour viser 60 fps en 1080p ? R : Pour 60 fps stables en 1080p, vise au minimum une GTX 1060 6GB ou une Radeon RX 580, un CPU type Ryzen 5 1500X / Core i5-6500 et 8–16 Go de RAM. Baisse la densité des PNJ et coupe le motion blur pour stabiliser les performances (+15–20 fps en test réel).
Q : Les DLC et contenus post-lancement valent-ils le coup ? R : Les DLC ajoutent surtout des voitures et quelques events. Si tu es collectionneur, oui : certaines caisses rares méritent l’achat. Pour un joueur casual, la valeur ajoutée est faible — surveille les bundles et soldes (souvent -50 % ou plus).