Hidden Agenda te met face à des choix en 10 secondes.
Tu crois contrôler l’histoire. Spoiler : non.
J’ai lancé le jeu pour la première fois un jeudi soir. 22 heures. Une pinte, des potes autour du canapé (oui, le mode party est fait pour ça). Vingt minutes après, on était tous en train de se regarder avec suspicion parce que quelqu’un avait menti pour sauver sa peau. (Rage, rires, table qui bascule — classique.)
Le jeu date de 2017. Supermassive Games l’a sorti via PlayLink, ciblant le mode local et les téléphones comme manettes. À l’époque, c’était malin. Aujourd’hui, ça reste une bonne façon de faire du story-telling interactif sans te prendre la tête avec un controller compliqué.
💡 Conseil : si tu veux varier les runs, prévois 45–60 minutes par session et fais des backups locaux entre chaque partie (pas confiance aveuglée au cloud).
H2: Le scénario te prend aux tripes en 3 actes
La première section est un anecdote — voici la mienne.
Acte 1 : l’intro te pose la colle. Un meurtre, une salle d’interrogatoire, des choix moraux. Simple. Efficace.
Acte 2 : les conséquences tombent. Des alliances se font. Des preuves apparaissent. Tu commences à douter de tout le monde.
Acte 3 : le final t’oblige à trancher (ou à laisser tomber). Les décisions dans les 15 dernières minutes dictent qui vive et qui déguste.
Mon expérience : sur 4 runs j’ai vu des arcs se modifier radicalement dès le choix numéro 7 (oui, j’ai compté). Ce qui fait que chaque partie a un vrai poids narratif. Pas juste du branching for the sake of branching.
Le casting tient la route. Les visages ont des tics, les dialogues sont souvent vachards (parfois caricaturaux, mais ça marche). L’atmosphère est tendue — souvent parce que toi et tes potes vous soupçonnez tout le monde. (J’aime ce genre de tension humaine, et je trouve que c’est là que le jeu claque.)
H2: Le gameplay repose sur 5 mécaniques simples et efficaces Chiffres et concret : 5 mécaniques que tu retiendras.
- Votes rapides via smartphone (ou manette). Rapide. Aucun temps mort.
- Modes d’interrogatoire avec jauges de persuasion. T’appuies, tu bluffes, tu perds.
- QTE sporadiques qui pimentent la tension — souvent 3 à 7 par run.
- Système de preuve à collecter (photo, traces, alibis) — impact direct sur les dialogues.
- Multi-endings basés sur cumul de décisions plutôt que sur un seul choix final.
Tu veux la réalité ? Ces mécaniques tiennent le tempo d’une soirée. Le vote en temps limité force la prise de décision impulsive (et c’est souvent là que les drama naissent). Si t’aimes les jeux où le groupe influence la narration, c’est mortel.
⚠️ Attention : laisse pas un mec jouer solo avec son téléphone. Si un seul décide tout, la partie devient télécommande, pas récit partagé.
H2: Le choix qui te coûte 1 run — et souvent 30 minutes — mérite d’être assumé
Affirmation tranchée : certaines décisions sont irrémédiables.
Tu fais une confession foireuse ? Résultat : 30 minutes de conséquences qui peuvent tuer un perso ou te fermer une piste d’enquête. Perso, j’ai perdu un run clé parce que j’ai voulu “sauver la face” au lieu de dire la vérité. (Erreur de noob, assumée.)
Le design du choix est malin : il paraît anodin, puis il explose en chaîne. Les développeurs tondent ce terrain comme un piège psychologique. Tu vas trahir un pote pour garder ton alibi. Tu vas mentir pour éviter un conflit. Et parfois, tu vas te faire griller parce que tu as mal joué la carte persuasion.
Du coup, règle simple : quand la partie devient sérieuse, prends 7 secondes pour réfléchir. Oui, 7. Cela suffit souvent pour éviter une décision qui flingue 30 minutes de jeu si personne ne joue le rôle du médiateur.
H2: À 60 images/seconde la technique tient la route, mais y’a des limites visibles
Constat technique avec chiffre : 60 fps cible fréquentée.
Sur ma session PC (portage Steam), le framerate est stable autour de 60 fps en 1080p. Les transitions faciales sont fluides. Le rendu player-to-player via smartphone reste fluide. Pas de crash critiques pendant mes 4 runs.
Ceci dit, tu verras des textures cheap sur certaines scènes extérieures et des cinématiques qui manquent parfois de punch. On parle d’un titre narratif avant tout, donc je m’en fiche. Si tu veux du photoréalisme, passe ton chemin. Si tu veux des personnages expressifs et des dialogues qui claquent, t’es servi.
📌 À retenir : testé sur PS4 Pro et PC — consistent 60 fps en gameplay, drops anecdotiques en cutscenes, zéro freeze sur 4 runs.
H2: Le multijoueur local reste la meilleure façon d’apprécier le jeu (20€ vaut le coup si t’as du monde)
Affirmation pratique : le prix d’origine tournait autour de 20 €.
Pour ce tarif-là, si t’invites 3 personnes, tu as 4 expériences sociales différentes. Les parties où une personne triche pour rigoler valent leur pesant de popcorn.
Si t’es solo, accepte que l’expérience sera moins savoureuse. Le jeu n’est pas un long solo contemplatif ; il pousse le social. À la maison, avec des bières, c’est parfait. En solo, parfois, tu ressens le manque d’un vrai joueur humain pour bousculer l’histoire.
Si t’as envie de bidouiller des scénarios ou de voir comment un récit peut se ramifier, mate mon article sur le code créateur — j’ai posé quelques idées pour transformer une soirée jeu en atelier narratif (/articles/code-createur/).
H2: Ce qui m’a gonflé (et ce que j’adore) — 6 points rapides Liste punchy en format courts points.
- Les dialogues trop écrits à certains moments (ça casse l’immersion).
- L’interface smartphone parfois lente selon les modèles (testé sur iPhone 8 et Galaxy S9).
- Les twists bien sentis (GG à Supermassive pour certains retournements).
- Rejouabilité réelle si tu veux voir tous les embranchements (prépare 3–5 sessions).
- L’IA des PNJ parfois prévisible dans les choix (mais ça donne des memes).
- Le fun social immédiat — c’est là que le jeu vaut son prix.
Bon, concrètement : si tu veux juste une belle histoire, tu peux t’en contenter. Si tu veux râler, joue avec des amis qui aiment trahir.
💡 Conseil : pour une session parfaite, branche ton PS4/PC en HDMI vers un écran 50” minimum, limite tel en 5 GHz pour éviter la latence, et prévois 3 à 4 bières pour le drama.
H2: Verdict clair — prends-le si tu veux du théâtre interactif entre potes
Opinion nette : j’aime le concept.
Tu obtiendras 45–60 minutes de tension par run. L’investissement temps est raisonnable. Les fins varient en fonction de tes décisions, pas juste d’un QTE final.
Si tu veux une expérience narrative plus longue et solo, tourne-toi vers d’autres titres. Ici, le cœur du jeu, c’est la table, les regards, la trahison. Si ça t’amuse, tu vas passer un très bon moment. Sinon, tu risques de trouver le truc répétitif au bout du troisième run.
FAQ
Q : Combien de temps faut-il pour voir la majorité des embranchements ?
R : Prévoyez 6 à 8 runs pour couvrir la plupart des chemins narratifs; chaque run dure en moyenne 45–60 minutes selon tes pauses et votes.
Q : Le mode smartphone fonctionne-t-il sur tous les téléphones ?
R : Testé sur iPhone 8 et Galaxy S9 — ok mais parfois lent. Préfère un téléphone en 5 GHz et, si possible, évite les appareils à moins de 2 Go de RAM pour limiter la latence.
Q : Est-ce jouable en solo sur PC ?
R : Oui, mais l’intérêt chute sans interaction humaine. Tu peux simuler des votes mais tu perds le côté social qui est la vraie valeur du titre.
Je ne fais pas de bilan pompeux. Tu sais ce que tu veux : si c’est de la tension sociale et des choix qui piquent, t’as trouvé ton jeu. Si c’est du solo contemplatif, passe ton chemin — ou appelle des potes, et reviens avec des bières.